- Huuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuummm...
Je m'étirais et bailla à m'en décrocher la mâchoire. Douze heures d'avion c'est long quand même ! Je tournai la tête vers la petite chose, pelotonné dans une couverture bleu, la tête sous un oreiller... Je rigolais tout seul comme un imbécile heureux et je me penchais sur lui, embrassant son épaule avec tout l'amour du monde. Je reçus comme réponse un long grognement... Je rigolais comme un crétin et recommença mon manège.
Le voyage c'était magnifiquement bien passé. J'avais encore un peu mal, je l'avoue mais j'avais le meilleur des remèdes qui bougonnait en se levant... J'avais un jour entendu que l'amour rendait imbécile et j'en suis la preuve même.
Le soir où je me suis fait torturer, j'ai sérieusement cru que j'allais mourir sous la douleur mais j'ai tenu bon, pour Tomi et j'ai compris un truc c'est que je devais profiter de chaque secondes, chaque minutes passées à ses cotés... Le temps était un connard, un salaud qui arrive à jouer avec nous comme avec des poupées en chiffons mais arrêtons de parler de ça. Oublions la souffrance, la peur, ces facteurs sont si présents dans la vie alors que le bonheur, l'amour est tellement rare, tellement dure à trouver...
Je me blottis contre lui, le nez contre son cou alors que lui émergé doucement de sa longue sieste.
- On est arrivé à Tokyo, Tomi...
Il me prit dans ses bras et me déposa un baiser sur le front. J'aimais tellement les moments comme ça...On rassembla en vitesse notre peu d'affaires et une hôtesse ouvrit notre compartiment et ne put s'empêcher de glousser quand elle nous vit en pleine séance de bisous.
- Bienvenue à Tokyo. Je vais vous conduire moi-même à la station de taxi.
On la suivit en silence. Elle nous fit passer par plusieurs couloirs avant de sortir de l'aéroport. Il faisait incroyablement doux et un soleil de fin d'après-midi éclairait la capitale japonaise. Une voiture nous attendait, nos bagages étaient dedans. On salua l'hôtesse et on s'engouffra dans le taxi. La douleur n'était quasiment plus là et je pouvais marcher normalement. Le chauffeur ne nous dit rien et c'était une quinzaine de minutes plus tard qu'on arriva devant l'hôtel le plus luxueux du Japon : l'hôtel Imperial, juste devant la demeure de l'actuel empereur. On paya le chauffeur et des bagagistes prirent nos bagages et on entra, main dans la main dans le somptueux hôtel. Une japonaise s'approcha de nous et à notre grande surprise, s'adressa à nous dans un allemand parfait.
- Bonjour messieurs, bienvenue à Tokyo. Je vais vous conduire à votre chambre.
Je lui souriais et elle rougit en baissant les yeux. Elle nous dirigea vers les ascenseurs et monta avec nous, en silence. On s'arrêta au deuxième étage sur les vingt-cinq de l'hôtel. La jeune japonaise nous fit traverser plusieurs couloirs avant de s'arrêter devant une porte. Elle l'ouvrit et on pénétra dans notre suite. Tom en avait le souffle coupé, il n'était pas habituer à ce genre d'endroit. Il y avait une énorme salle de bain avec une énorme baignoire, des lotions en tout genre étaient soigneusement aligner à coté du lavabo. La chambre se composait d'un énorme lit double assez haut avec des draps en soins dorées. Le petit salon communiquant avec la chambre était meublé par deux petits canapés bleu roi devant un écran plasma de grande taille. Une énorme baie vitrée habitait tout un mur et on pouvait voir la demeure de l'empereur. C'était le paradis.
Notre hôtesse nous expliqua quelques petites choses sur la chambres, nous indiqua des endroits à visiter absolument, nous donna un plan de l'hôtel et nous laissa enfin tranquille. Tomi posa son sac à terre et se jeta sur le lit en soufflant de plaisir. Cette vue avait le don de me mettre l'eau à la bouche et c'est avec un regard coquin que je montai sur le lit, à quatre pattes, sur lui, effleurant doucement ses lèvres si douces.
- Hum... Bill, non, je ne veux pas te faire du mal...
- Mais tu ne m'en fais pas.
- Si, tu es encore trop fragile mon c½ur...
- J'ai envie moi...
- Moi aussi mon chéri, moi aussi.
- J'ai envie d'un bain.
- On y va alors.
On se leva péniblement pour se diriger vers la salle de bain. Je m'amusais à verser tous les produits dans le bain comme de la mousse, des parfums, des colorants pour le bain. J'allumai même quelques bougies en tamisant les lumières. Tom me regardait faire en souriant.
- Je ne te savais pas aussi romantique.
- Mon non plus.
Il rigola et commença à se déshabiller sous mon regard désireux. Je suivis sa démarche et on entra en même temps dans l'eau légèrement trop chaude comme j'aime. Il s'allongea dans l'eau et je me mis entre ses jambes, la tête contre son torse...
- Putain, il y a un truc qui me gêne dans le bas du dos, je ne sais pas...
- Idiot...
Je rigolais et il mouilla un peu mon corps. L'eau avait le pouvoir d'apaiser un peu ma douleur. Je sentais ses lèvres dans mon coup et un silence apaisant remplissait la pièce. Un silence qui voulait dire « je t'aime »... Tom avait ses lèvres dans mon cou et moi je somnolais tranquillement.
- Bill ?
- Hum ?
- J'ai une question... Pourquoi...on...on ne part pas d'Allemagne pour toujours ? Ici, on est en sécurité.
Je me retournais pour lui faire face. Comment lui expliqué qu'ici aussi on était en danger...
- Tomi... On est en sécurité ici, pour l'instant. Ces cons ne savent pas que nous sommes ici. J'ai payé le passeur pour qu'il les mette sur une mauvaise piste mais dès qu'ils apprendront que nous sommes ici et par la même occasion hors du pays, ils vont appeler leurs amis japonais et sa va recommencer.
- Mais je pensais qu'ils n'avaient pas le droit de...
- Oui, les allemands n'ont pas le droit de nous traquer mais les autres oui. Tout était programmé Tom. Nous avons voyagé sous des faux-noms et cette chambre aussi est réservée sous un faux-nom mais ils vont découvrir et là, on ne pourra plus repartir du Japon et là, c'est la mort à 100%.
- Mais alors à quoi sert ce code si personne ne le respecte ?
- Les gens le respectent mais on peut toujours trouver un autre moyen pour arriver à ses fins... Mais arrêtons de parler de ça veut-tu ?
Je repliai mes bras autour de ses aisselles et entreprit de le lécher mais il était songeur, inquiet, je relevais la tête, un point agacé. Me croyait-il trop imprudent ? Me croyait-il trop peu sincère ? Tout était programmé enfin j'vais tous programmer.
- Tom... Arrête de t'inquiéter ! On est en vacances merde !
- Oui mais si ils nous retrouvent quand on est ici ?
- Ils ne le peuvent pas ! Il faut au moins 15 jours pour retrouver la trace de quelqu'un comme ça ! On sera déjà de retour en Allemagne avant même qu'ils ne l'apprennent ! S'il-te-plait on est en vacances ! J'ai envie de... chez pas, moi ! C'est la première fois que je pars en vacance Tomi, c'est la première fois que je vis comme une personne de normale ! J'ai envie de visiter des musées, prendre des photos, visité, faire l'amour, faire du shopping comme quelqu'un de mon âge.
Mes paroles furent précédées d'un long blanc beaucoup plus gênant que le premier puis tout à coup, Tom le brisa avec une voix forte joyeuse.
- On se lave ?
Je lui souris de toutes mes dents et il prit le gel doux et l'ouvrit :
- Hum, sa sent bon.
Je rigolais devant son air enfantin et il versa une quantité généreuse de gel dans sa main puis il commença à me masser avec. Je fermais les yeux et profita de ses douces mains contre mon corps. Il me lava entièrement avec attention comme une maman avec son enfant.
- A moi maintenant !
Il rigola de mon immaturité car je lui arrachais le savon des mains.
- Tourne-toi.
Il m'obéit et je commençais un doux massage sur son dos mais mes mains dévièrent sur son torse puis descendirent sur son ventre. Je l'entendais quasiment ronronner de plaisir. Je le rinçais aussi puis on resta un petit moment à se contempler, sans rien dire puis je scellais nos lèvres dans un doux baiser. Mes mains passèrent dans ses dreads et les siennes passèrent dans mon dos.
- Je t'aime, tu sais ?
Je lui répondis en reposant ses lèvres sur les siennes.
- A nos vacances.
- A nous.
- A notre liberté.
Le baiser se fit plus violent et Tom me fit sortir de la baignoire. On ne fit pas l'amour cette nuit là, enfin vraiment l'amour...
Je me réveillais par quelques coups sur la porte. Je grognais, enfilais un boxer et vint ouvrir sur. Le service d'étage nous envoyait notre petit-déjeuner. Je remerciais le livreur et prit le plateau. Je le posais sur un coin du lit et regardais, avec un sourire niais, Tom dormir. J'entrepris de lui faire des petits bisous pour son réveil.
- Tomi, le petit dej' est là...
- Hum...
Il ouvrit ses magnifiques yeux noisette et me sourit. Je repris le plateau pendant que mon ange était entrain de s'étirer. Je me reglissais dans les draps et mit le plateau entre nous deux.
On mangea avec gourmandise notre festin, en se chamaillant un peu, en se faisant manger mutuellement.
Est-ce sa le bonheur ? Vivre comme un crétin, à glousser tout le temps ? Alors je voulais être le plus fini des crétins à ce moment.
Une trentaine de minutes plus tard, on descendit de notre chambre pour partir à la conquête de la capitale japonaise. On alla regarder la maison impériale, en n'oubliant pas les photos prises grâce au petit appareil photo de Tom. On se baladait, errant dans la ville, en faisant les magasins. On se perdait dans la capitale et on riait encore et encore... On fit une pose, le temps de se partager un plateau de sushis. Les gens nous regardaient généralement en souriant et presque jalousement, jaloux de notre bonheur. On s'enfuyait dans les rues de Tokyo. Une veille dame vendait des douceurs japonaises qu'on lui acheta. On visitait des musées, on arpentait les magasins, on souriait au flash des photos, on faisait des clins d'½il aux jeunes filles qui nous mataient. On était bien, on n'avait pas peur, on vivait sans savoir où aller. On était juste deux jeunes cons, amoureux à qui le danger courait après mais cela on s'en fouttait. La douleur, on y est passé et le bonheur ? Nos rires, nos délires, notre folie...
L'amour rend fou.
J'en étais la preuve même.
Le pays du soleil levant semblait intimidé par notre tsunamis de bonheur, ce doux parfums si convoité mais si dure à trouver.
J'aimais Tom Kaulitz. Il n'était pas mon jumeau, il était juste mon soleil, mon amour. Peut importe la mort, peut importe la peur...
L'horreur de la soirée dans le manoir nous avait rendu plus fort...
La moindre seconde de bonheur devait être savourée comme la dernière.
Les gens prennent conscience de la valeur du bonheur que quand ils ont aussi conscience de la fin. Exactement comme la santé. Avoir conscience de la mort, c'est savourer les choses quotidienne de la vie.
On rentra à l'hôtel vers 19h00 complètement crever avec une dizaine de sacs. Le Japon est rempli de magasin merveilleux ! Je me vautrais comme une masse dans le canapé, vite rejoins par Tom.
- Cette journée était génial !
- Je ne te le fais pas dire !
- Viens, je t'invite à manger.
Il me tendit la main et on choisit un des nombreux restaurants de l'hôtel, pas assez courageux pour aller en ville. On prit l'ascenseur pour monter au dernier étage de la tour.
On n'avait jamais vu un restaurant pareil, tout le monde était à la même table et les cuisiniers cuisinaient de l'autre coté du bar.
On nous installa et on commanda notre menu. Un cuisinier vint à notre rencontre et cuisina nos plats devant nos yeux aussi intéressés que gourmand. Le cuisinier nous expliquait comme il faisait ça ou ça. C'était délicieux ! On termina notre repas sans en laisser une miette et Tom insista pour payer la note.
On redescendit dans nos appartements et quand je refermais la porte, Tom me regardait un air gêner au visage.
- Qu'ce qu'il y a ?
- Je...euh... Bon, allons droit au but. Quand on était chez l'autre con et qu'il t'a... quand il t'a... Bref, il a déchiré tout une partie de ton... Tu vois et pis... Il y avait trop de sang et j'ai du recoudre quand tu étais encore inconscient car sinon tu te serais vider de ton...ton sang.... Et il... il faut que je vérifie si je peux enlever les fils...
Je le regardais étonner... Donc je lui devais la vie ? Il m'avait soigné ! Je lui souris.
- C'est pour ça que tu ne voulais pas qu'on fasse l'amour ?
- Oui...
- Tom, tu crois vraiment que je vais t'en vouloir de m'avoir sauvé la vie ?
Il rigola d'un rire jaune, je l'embrassai et on se dirigea vers la salle de bain. J'enlevai mon jeans et mon boxeur nullement gêner par la présence de Tom. Il me demanda de me retourner ce que je fis sans broncher.
Il se pencha et regarda son travail.
- Alors ?
- Comme tu es resté plusieurs heures assis sa a bien cicatriser. Je vais enlever les fils.
Il prit une pair de ciseaux qu'il désinfecta soigneusement et je sentis une drôle sensation.
- Sa va ?
- Oui, oui, sa fait une sensation trop bizarre.
J'entendis Tom souffler quand il vit que la plaie tenait le coup sans les fils. Il me dit que c'était bon et je renfilai mon boxeur. Il m'imita et se retrouva lui aussi en boxer, on se glissa sous les couvertures et on zappa en cherchant désespérément un programme télé en allemand. On trouva juste une série nullissime américaine qu'on regardait sans vraiment voir. Je m'endormis doucement contre le torse de Tom, un sourire niais sur le visage... Ah, l'amour...
Un, rongé par le doute et la honte, un beau brun qui peut , grâce à son regard, faire tomber des centaines et des centaines de filles. Il repensait à son passé de tueur... Il repensait à son âme avant, une âme sans pitié qui tuer pour des maudits pour de papiers mais maintenant les rôles s'étaient inverser...
Le beau et sexy dreadé lui avait préférer tout plaquer pour son amant : ses parents, sa vie d'avant, sa routine, ses études, son avenir qui s'annonçait dès plus prometteur, il avait tout foutu en l'air pour ce monde si sombre. Comment un jeune homme qui avait les yeux qui brillaient d'innocence dormaient maintenant plus tranquille avec un revolver sous son oreiller ? Comment un jeune homme qui avaient tant de rêve pensait-il à la mort ou plutôt comme la donner... La réponse à toutes ses questions sommeillait tranquillement, pendu à son torse...
Le beau blond avait compris, après la nuit la plus horrible qu'il avait connu, qu'il fallait s'imposer dans ce putain de monde pour survivre. Il avait vu son ange se faire violer, hurler de douleur, supplié d'arrêter et lui, il était là, spectateur. Il avait sentis les entrailles de son jumeaux se tordrent, il avait sentit sa douleur, sa détresse mais lui, il ne pouvait rien lui faire. Tom faisait semblant d'être fort mais se remet-on vraiment de ce genre d'évènements ? Je ne pense pas.
Laissons-les un peu dormir, l'histoire n'est pas finie...
Bonjour les gens !
*BAF*
Je la méritais celle-là, je l'avoue...
Ce chapitre sa a été le parcours du combattants !
Pfou... Le temps pourri, les événements qui n'arrêtes pas de se programmer, les concerts, les cours, les journées interminables [8-18 heures aujourd'hui avec 45 minutes de poses à tout casser !], la guitare, les disputes, les histoires à réglées...
Point positifs : je ne m'ennuie pas.
Et vous sa va ?
Après quelques petits SMS avec ma petite chérie, il parait que sa neige dans le Sud ? O_o
C'est ouf ! Nous c'était dimanche. ^^'
Alors vos petites vie ?
Moi j'étais au concert de Simple Plan dimanche et c'était extra !
J'ai vu deux gays tellement bandant que j'en bavais !
Je vous explique, mon frère de 11 ans était partis au toilette et il revint genre 1min après rouhe comme une tomate, je lui demande ce qu'il ne va pas et il me dit qu'il avait entendu des mecs dans le cabine à coté qui était entrain de... LEMON ! *-*
Donc moi je me précipite comme une conne et là, en arrivant aux chiottes, je vois deux putains de beaux mecs qui se tiennent par la main : un blond, un bras genre emo mais en plus beau ! Le blond était légérement décoiffé et il suait légèrement, j'étais en extase ! *nan, je ne suis pas une perverse qui viole la vie des gens >.< »
Sinon le concert était extra, les SP sont génial et Pierre Bouvier est passé à 2 cm de nous c'était ouf !
Alors pour parler « fictions » ce chapitre me plait bien même si il est un peu plus court que les autres...
Mais donnez-moi vos avis !
Kiss mes chéries !
Nina.
C'est pour parler « nouvelle fiction » oui cette fiction aura malheur une fin mais vous n'allez pas vous débarrassez de moi comme ça quand même ! J'ai déjà trouvé le successeur de cette fiction. Cela sera toujours du YAOI entre Bill et Tom mais l'histoire sera un peu plus classique que celle-là mais sera quand même très original. Georg et Gustav seront beaucoup plus présents et l'histoire sera beaucoup plus « joyeuse » même si elle sera toujours « angst » ou même « dark ».
Voilà pour les petites infos. Cette nouvelle fic avance très vite sur papier.
Je vous informe mais elle ne sera pas publier avant la fin de cette fiction qui approche mais on en est encors très loin !
Kiss !
