Chapitre 11

Chapitre 11
J'étais en haut des marches qui accédaient à la scène. Mon c½ur battait la chamade... Des sueurs froides me prenaient régulièrement... Mes doigts étaient légèrement tremblant et j'avais peur de faire tomber mon micro qui m'avait l'air beaucoup lourd que pendant les répétions. J'avais l'impression que ma voix n'allait pas sortir un son... J'avais une envie de vomir qui partait et revenait sans arrêt... Le trac. Les trois semaines allaient se concrétiser... Danseurs, comédiens et groupes c'étaient succéder... La salle était en folie et l'ambiance était celle dans un concert. Je jetais un dernier regard sur Tom qui l'évita comme à chaque fois depuis quelques jours. Il avait coupé tous les ponts entre nous... Lui aussi avait compris... Nous étions jumeaux... Tom, mon grand frère, mon ange gardien, mon destructeur... C'était lui... Je le savais depuis le début mais je me l'avais caché de crainte d'être dessus encore une fois... Ses traits parfaits, son allure... C'était mon Tomi... Mais il m'avait rejeté... Il savait aussi pour mon secret... La balle était dans son camp puisque que j'étais le seul coupable dans cette histoire... J'avais passé les dernières nuits a pleuré... Mon teint de zombie et mes cernes cachaient par le maquillage en témoignaient.

- Tokio Hotel ? C'est à vous.

Tokio Hotel ? C'était le nom qu'on avait choisis pour le groupe, il nous représentait bien... Je déglutis difficilement et vis mon micro s'allumait... Mes jambes me portèrent, contre mon grès, vers la scène qui me paraissait trop fois plus loin qu'aux répétions..

La foule, les cris, les projecteurs qui m'éblouissaient... Mes pupilles se dilatèrent... Je me sentais pousser des ailes... Mon trac était tellement puissant qu'il c'était transformé en rage... La rage de réussir. Les premiers riffs de la guitare de Tom me firent décoller.
J'étais invincible. Plus rien ne compter.
Jeff, le groupe, le public, Tom, notre gémellité, mon métier, les menaces...
Il n'y avait plus que la musique et moi...
L'énergique « Der Letze Tag » commença sans même quand je l'entende... Tout était automatique... Ma voix n'avait jamais aussi bien porté qu'à ce moment-là. Mes santiags claquaient contre le sol. Je sautais, dansais, jouais avec le public sans m'en rendre compte ou presque... Mes pas ralentirent sur « 1000 Meere » et je chantai non pour moi, ni même pour le public mais pour mon ange... mon jumeau... Cette chanson, je la chantais comme une plainte... comme une supplication... Ce n'était pas mon jumeau, c'était mon homme... Quelques choses atterris sur mes chaussures, je baissais mes yeux, maquillaient avec soin pour l'occasion, et vis un string à mes pieds. Je ne pus m'empêcher de sourire. Je perçus même un gloussement de la part de Georg et un sourire en coin de Tom. Et pour la première fois depuis le début de notre show, je levai les yeux sur la foule... Elle était énorme ! Des centaines et des centaines de gens... Des élèves connus ou inconnus par moi, des professeurs, des parents, des invités, des gens extérieur à l'école puis tout au fond, je vis une ombre... Non, pas lui, par pitié, pas lui... Je ne discernais pas ses traits donc je me disais que je me trompais mais... Mes yeux se détournèrent bien vite et c'est avec une douceur non dissimulé que j'attaquai « Durch Den Monsun »... Les bras de la foule se levèrent pour se balancer de droite à gauche... Cette chanson aussi était pour Tom... On pouvait y retracé toute notre histoire dans cette chanson. Je sursautais légèrement quand j'entendis Tom prendre les c½urs... La dernière phrase s'acheva trop rapidement, trop lentement, je ne sais pas... J'avais perdus toute notion du temps. Je sentais la sueur coulait sur mon torse mais j'aiamais ça... J'étais le roi du monde ! Deux tabourets furent installer sur la scène, mon estomac ne fit qu'un tour dans mon ventre... In Die Nacht... On tendit une guitare sèche à Tom et il s'asseyait. Je l'imitai en essayant de cacher ma gêne... Je jetais un dernier regard sur ma moitié... Il l'évita comme à chaque fois... Je ne pus même pas encaisser ce dernier coup que Tom commença avec les cris d'un public plus que chaud...



Mes yeux se fermèrent automatiquement... Je replongeai encore une fois dans mon amour musical. Mes mains agrippaient de toutes leurs forces le pied du micro. Ma voix se faisait soit puissante soit douce...

« Le froid m'envahit peu à peu
Combien de temps encore pourrons-nous rester ici tous les deux
Reste ici...
Les ombres veulent m'emporter
Mais si nous y allons
Allons-y seulement à deux »


Mes yeux s'entrouvrirent et je le vis... Tom... Et ses larmes... Ses gouttes d'eau salées qui perlaient au coin de ses yeux... La musique coulait entre mes doigts et mes yeux commencèrent aussi à me piquer...

« Tu es tout ce que je suis
Et tout ce qui coule dans mes veines
Nous nous soutiendrons toujours
Même là où nous chuterons
Peu importe la profondeur »


Je repensais à ces trois semaines : le voyage en train, les dernières recommandations de Jeff, l'accueil de Georg, la rencontre de Tom et moi, les heures à répéter dans notre studio, les rires, mon amitié avec Takuya, à ma professeur de chant, à mon oubli complet de ma mission, de ma vaine tentative, à mon appel au secours de Jeff, à mes soirées avec Tom et sa guitare, à notre sortie à la piscine., à notre premier baiser, à notre première relation sexuel, notre première fête, notre première fois, aux menaces, à nos premiers « Je T'aime », à Georg et Gustav, à Mathias, à ma révélation, aux nuits que j'avais passer à pleurer, comme un gamin, dans mon lit...

« Je ne veux pas être seul ici
Soyons ensemble dans la nuit
Cela arrivera tôt ou tard
Soyons seul dans la nuit »


Nos regards étaient maintenant plongés dans celui de l'autre. La chanson nous enfermait dans une sorte de bulle qui s'envolait dans un ciel de barbapapa... Il n'existait plus que nous et la musique... Nos regards se regardaient plus, ils se complétaient...

« J'entends quand tu cries en silence
Sens chaque souffle de toi
Et même si le destin nous sépare
Peu importe ce qui vient on le partage »


Il pouvait se passer n'importe quoi, nous ne l'aurions même pas remarqué...

« Je ne veux pas être seul ici
Soyons ensemble dans la nuit
Ca arrivera tôt ou tard
Soyons ensemble dans la nuit »


Cette chanson était notre histoire... Entre gémellité et l'amour... L'aventure et la passion... Le monde aurait pu s'effondrer, nous ne l'aurions même pas remarquer...

« Dans la nuit... Tôt ou tard
Dans la nuit... Juste avec toi ensemble
Tiens-moi, ou je dérive seul dans la nuit
Emmène-moi et tiens-moi
Ou je dérive seul dans la nuit »


Toute la distance qu'il avait essayé de mettre en nous c'était soudainement volatilisé pour nous rapproché...

« Tu es
Tout ce que je suis
Et tout ce qui coule dans mes veines »


Tom joua les derniers riffs, ma voix se brisa... Une larme dévala ma joue... Nos mains se lièrent devant toute la foule qui nous acclamait. J'avais envie... je ne pouvais pas résister... Mes lèvres se posèrent sur les siennes naturellement... Les flashs crépitaient mais on s'en foutait royalement... Un baiser langoureux s'en suivit... Un baiser qui voulait dire « Je t'aime », un baiser sensuel tout en douceur qui me faisait planer rien que d'y pensée...
Une de ses mains vient se poser sur mon ventre, me faisant doucement gémir... Nos lèvres se séparèrent et mes mains vinrent encadrer son doux visage. Nous étions front contre front devant la foule et les projecteurs...


- Je t'aime.
- Je t'aime...


Juste des mots pour vous ? Une promesse pour nous... Il allait me suivre, il m'avait donner son accord... La descente au enfer, c'était avec un ange à mes cotés que j'allais la faire...
Georg et Gustav reparurent sur scène. Je présentais le groupe, plus motivé que jamais.


- Je veux vous entendre ! Plus fort !

La foule me répondait par des cris hystériques. Les premières notes de « Ich Bin Nicht Ich » retentirent dans les emplis... Je dansais, m'amusais avec le public mais l'ombre revint à mon regard... un caméscope à la main... Mon regard partit immédiatement de l'autre coté de la salle... Je ne voulais pas y penser, pas maintenant, pas pendant les plus belles minutes de ma vie...
On allait boucler notre show avec la tendre et sublime chanson « Heilig ». Les projecteurs changèrent de couleur : verte. Parfait. Je venais me frotter contre le corps de Tom, allait saluer Georg, montait voir Gustav. Sur les dernières paroles, je fis un regard circulaire à mes amis, cette chanson était pour eux.


« Tu seras toujours sacrée pour moi »

La foule engloba littéralement nos sourires. Je remerciais une énième fois le public comme si il était là juste pour nous et non pour tous les élèves qui était passer sur cette scène quelques minutes avant nous. Gustav descendit de son perchoir, Georg et Tom laissèrent tomber leur instrument et vinrent me rejoindre sur le devant de la scène. Nous étions les derniers a passé donc le bouquet final... Une cascade de paillettes jaillit de derrière nous... Mes yeux étaient comme ceux d'un jeune enfant le matin de Noel, qui ouvre ses cadeaux... Cadeaux que je n'ai jamais eu l'occasion d'ouvrir... Bras dessus, bras dessous nous nous avancions sur le devant de la scène, les yeux plongeaient dans ceux du public, des sourires émerveillés et heureux au visage, nous nous inclinions avec humilité devant la foule. L'ombre resta jusqu'au bout puis s'éclipsa... Le danger était si présent que j'avais l'impression d'avoir juste un léger nuage qui planait au dessus de ma tête. On resalua la foule puis on partit dans les coulisses... Je soufflais un bon coup mais soudainement une vérité me frappa en pleine poitrine : sa y est, c'était fini... Je ravalais mes larmes que j'avais retenu pendant des nombreuses années et partit faire la fête avec les autres... Ma personne y était mais pas le c½ur... Je voyais les gens dansaient, se trémoussait sur de la techno trop forte, l'alcool se passait en bouteille et se buvait au goulot, l'odeur de la sueur était devenu forte... Je regardais ce spectacle, une bouteille de vodka à la main et je buvais encore et encore... Comme tout le monde, je pensais que l'alcool allait me redonner gout à la fête mais il m'enfonçait juste un peu plus... Les minutes passaient, les heures je ne sais plus... Je dansais quelque fois avec Tom, ma vue était brouiller puis je retournais prendre une bouteille et je buvais comme un trou comme si ma soif n'était jamais combler. Tout tourner... Des larmes dévalaient de mes joues... La bouteille que j'avais à la main s'explosa lamentablement au sol... J'étais pathétique, je voulais m'enfuir. Je fis un pas devant moi et je vacillais dangereusement avant de m'effondrer sur le sol m'étouffant dans mes sanglots... Je vis Tom arrêter de danser et se précipitait sur moi... Tout tourner... La sensation d'être attacher à un carrousel qui tournait trop vite me donnait l'envie de vomir. J'avais trop froid, j'avais trop chaud...La musique était trop fort ou trop faible... Tom était à mes cotés avec Georg et Gustav. Tom me prit dans ses bras comme une princesse... Mes yeux se fermèrent au contact de sa poitrine contre ma joue. Il me sortit de la salle qui était devenu un véritable sauna. L'air frais me fit le plus grand bien. Il me porta jusqu'à sa chambre et me posa sur le lit. Il n'eu même pas le temps d'enlever ses mains de mon corps que je ruai vers les toilettes pour me vider de mes entrailles.
J'étais entrain de rejeter tous ce que j'avais manger dans la journée devant la cuvette des WC quand je sentis deux mains tirer doucement sur mes cheveux et me les retenir en une couette. Quelques secondes plus tard, je retrouvai à peu près mes esprits et me calla dans les bras de Tom... Il n'y avait pas de bisous car on va dire que mon haleine n'était pas des plus fraiches... Je me dirigeais vers la salle de bain et me regarda dans la glasse, l'homme pitoyable qui se trouvait en face de moi aurait été parfait pour « Le Retour du Zombie » : j'étais plus blanc qu'un cachet d'aspirine, mon maquillage avait couler, laissant des longues traces de mascara sur mes joues, mes yeux étaient rougis et ma mine était comme celle d'un fantôme.
Après m'avoir brossé les dents avec soins, je rejoignis Tom qui m'attendait, les traits tirés d'inquiétude, sur le canapé. Je posai mes fesses à distance raisonnable puis les yeux commencèrent à me piquer... L'amour rendait-il toujours aussi faible ? Je n'avais pleurer et en trois semaines, je crois que j'avais verser assez de larme pour remplir un océan. Et j'éclatais littéralement en sanglot devant un Tom surpris de me voir comme ça et penaud. Il me prit dans ses bras, me berçant lentement... Il caressait mes cheveux, me murmurer des « Chut... C'est fini... » Et moi, j'essayais lamentablement d'expliquer ce moment de faible presque humiliante.


- J'ai... Jai trop peur que tu partes Tom... Je... Je m'enfous que tu sois mon jumeau ou pas... J'ai... j'ai peur Tomi ! Je... je ne veux pas que tu partes ! Je ne veux pas que tu m'abandonnes !

Mes doigts avaient entouré sa taille et la serrer de toute ma force... Je sentis ses doigts s'enroulaient sous mon menton et me relevait le visage doucement. Mon regard embué de larmes rencontra le sien, si profond... Mon regard se baissa immédiatement trop faible pour ce petit paradis qu'était ses yeux.

- P'tit Prince... Regarde-moi...

Mes yeux se relevèrent. Il enroula ses doigts au mien...Nos fronts se touchaient...

- J'ai réfléchis... Et notre chanson a confirmé ce que je pensais... Je t'aime Bill. Tu... tu as essayé de me tuer, certes et ce n'est pas banal d'avoir un petit ami tuer à gage mais... je ne pourrais pas vivre sans toi. En trois semaines, je suis devenu complètement accro à toi... Je connais le vrai Bill et ce n'est pas un tueur, c'est mon frère. Arrête de pleurer Bill... Je veux te suivre peut-importe le destin et tu ne vas pas mourir Bill, je te protégerai... T'es peut-être mon jumeau Bill mais tu resteras toujours mon P'tit Prince.

Mes lèvres capturèrent les siennes pour un baiser bourré d'amour et de tendresse. Tom sépara nos lèvres et me chuchota ces quelques mots à l'oreille ce qui eu le don de faire frissonner.

- Je veux que tu me dises tout Bill.

Je pris une grande inspiration et l'allongea sur le canapé, je me callais contre lui et posa ma tête sur son torse. Ses mains vinrent se placer sur mon ventre...

- J'avais onze ans... Je t'avais perdu il y a de longues années et j'étais un gamin complètement renfermé sur moi-même... Un jour, un mec, Jeff est venu nous observer puis il m'a adopté. Je pensais qu'il allait être mon père, une renaissance... mais il m'a enfermé pendant trois ans dans son manoir... Il m'a entrainé à toute les situations possible : tuer, s'échapper, séduire...
- Pourquoi tu t'es embarqué là-dedans ?
- J'étais un pauvre gamin qui avait toujours rêvé d'une famille, Tom ! Je ne savais pas, je ne me rendais pas compte... Donc après être entrainé, j'ai été mis sur le terrain et j'ai commencé à tuer... J'avais les noms, pourquoi je devais les tuer, le temps et mon argent... Depuis mes quatorze ans, je tus sans compter... Mais avec toi sa été différent... Je gagnais beaucoup en te tuant : 260 000 ¤ en liquide mais des que je t'ai vu, je savais que je n'y arriverais pas... T'étais trop beau Tom, t'était trop innocent... - Mais pourquoi tu devais me... tuer ?
- Tu te rappelles de Judith ?
- Judith ? Nan, je ne crois pas... enfin vaguement.
- C'était une de tes conquêtes d'un soir. Tu l'as baiser, tu l'as laisser tomber sauf qu'elle était folle amoureuse de toi, Tom... Elle c'est suicider quelques jours plus tard sauf que son père est... ambassadeur et il a contacté Jeff puis moi... Les gens que je tuais habituellement étaient des meurtriers, des voleurs, des connards mais toi, tu n'as rien fait !


Tom avait le regard perdus dans le vague : entre la peur, le remord et il essayait de se remémorer la scène....

- On m'a donné l'ordre de cette mission il y a trois semaines exactement... Puis je t'ai rencontré et la suite tu la connais mais le problème, c'est que tu es toujours en vie...

Je sentis Tom frissonner...

- Chez... Chez nous, nous avons une sorte de code d'honneur tu vois ? Le notre contient une seule et unique phrase : le chasseur qui ne tuera pas sa proie deviendra lui-même une proie pour les autres chasseurs... Et... J'ai dépassé mon délai, Tomi... Ils vont finir par me trouver, vont me dépouiller et me tuer mais toi, Tom, tu seras en sécurité car nous n'avons pas le droit de tuer un humain avant celui qui était destiné à le faire...

Tom regardait dans le vide en caressant mes cheveux d'un geste automatique... Sa ne devait pas être facile pour lui...

- Maintenant il y a deux choix Tom : soit tu pars avec moi ou soit tu restes ici...
- Je veux être avec toi Bill... Je m'enfous, ils ne lèveront pas la main sur toi.


Etait-il vraiment conscient du danger ? Je ne pense pas. Ses yeux brillaient d'une flamme bien trop sur pour qu'il s'en rende compte.

- Et... comment vont-ils faire pour... te... te trouver ?
- Ils vont me traquer mais ils n'aiment pas la faciliter... Ils vont me faire du chantage pour mon argent...
- Je... Demain mon père doit me chercher. Tu viendras avec nous, je prends mes affaires puis on se casse, je ne sais pas ou mais on se casse. Je ne veux plus parler à mes parents. Ils n'ont jamais été là pour moi, ils m'ont enlever mon jumeau puis je crois qu'ils sont homophobes et c'est à cause d'eux que tu n'étais pas à mes cotés...
- Ne dis pas ça Tom...
- On va faire ça comme ça.
- Tu ne te rends pas compte du danger, ils sont partout !


Tom se taisait... Je me retournais de telle sorte d'être sur lui...

- Tom... C'est notre dernière nuit ici enfin... protégez du monde extérieur... Je ne veux pas gâcher notre dernière nuit ici, Tomi... On aura tout le temps d'en parler en dehors mais cette nuit je... je veux que tu me fasses l'amour...

Je me sentais idiot pour deux raisons : d'abord je faisais comme si nos problèmes étaient juste artificiel... puis demander à son petit copain de lui faire l'amour n'était pas franchement très romantique... Mais Tom me sourit d'un sourire confiant mais aussi un peu perdu... Il était chamboulé par tous les évènements... Il me porta jusqu'à son lit...
Cette nuit-là fut une nuit blanche pour nous deux... Nous avons fait l'amour toute la nuit... Nos baisers étaient fougueux, nos corps étaient bouillant et à chaque on en voulait encore...


- Han... Bill... Con...Continu...

[...]

Il était un peu plus de neuf heures du matin quand j'ouvris les yeux... Je me rappelais vaguement que quand je m'étais endormis, le soleil se levé dans le ciel sombre de la nuit... Tom était à coté de moi et dormait tranquillement, sa respiration soulevant doucement son thorax à un rythme régulier... Je m'en voulais terriblement... Tom était un ado banal et je l'avais projeté dans un monde où la mort est aussi banal que de prendre son petit-déjeuner... Il ne se rendait pas compte du danger et c'est ça qui m'inquiétais... Nos poursuivants pourraient nous écraser en moins de deux.
Comme je n'avais ni le c½ur, ni l'envie de réveiller mon petit ange, je laissai un petit mot à coté du lit comme ils font dans les séries télé. Je remis mes habits de la veille en vitesse et partit dans ma chambre pour prendre une bonne douche.
L'heure matinale et le lendemain de soirée faisait qu'il n'y avait pas grand monde dans les couloirs... J'essayais de caser le moindre petit détail dans ma mémoire, pour ne rien oublier de cet endroit...
J'arrivai dans ma chambre et partit directement vers la douche.
Une quarantaine de minutes plus tard, je ressortis de la salle de bain qui ressemblait plus à un hammam qu'à une salle de bain, propre comme un sou neuf. J'étais entrain de terminer de sécher la pointe de mes cheveux quand je vis une lettre posé sur mon lit...


« Pour Bill Kaulitz »

Mon premier reflexe fut de chercher du regard la moindre présence humaine dans ma chambre mais je vis bien vite qu'il n'y avait personne puis je m'attaquai à la lettre, cherchant micro ou autre connerie qu'ils auraient pu mettre dedans... Il n'y avait rien à part une feuille blanche. Mon c½ur battait un peu trop vite à mon gout et mes mains tremblaient légérement quand je dépliais le papier...


Nom : Kaulitz Bill
Victime : Trumper Tom
Ordre de mission : Tuer sa victime en trois semaines
Délai : Dépassé
Etat du responsable de mission : En fuite avec la victime. Recherché.


Le formulaire tant redouté par tous... Il était envoyé à tous les tueurs à gages du pays. J'en avais reçu juste un depuis le début de ma carrière... Le tueur en fuite avait survis une semaine... Pour les autres tueurs, c'était un peu une sorte de jeu d'autant plus que celui qui me capturerai aurait le droit à un joli petit chèque. Une photo de moi était imprimée à coté du dossier... Et une de Tom... Il était trop tard... Je retournais la lettre et vis un mot, je reconnus de suite l'écriture...

« Bill,
Je me suis permis de t'envoyer la copie de ta fiche de recherche juste pour te donner un avant gout de ce qu'il t'attend.
Tu m'as dessus Bill...
Je t'ai pris comme mon élève pendant de longues années et c'est comme ça que tu me remercies ?
Je t'ai nourris, élever et initier et toi, tu me plantes pour un sale petit con ?
Tu vas lamentablement crever Bill et tu vas en baver...
Je me demande même si ce n'est pas toi qui va te tuer en premier.
Tu as choisis le mauvais client pour un coup pareil et aussi la mauvais personne.
Mais bon, c'est ton choix, l'amour donne des ailes comme on dit.
Je suis aussi dans la partie Bill...
Bonheur à toi et à ton copain pour le temps qu'il vous reste.
Bienvenue en Enfers.

Jeff.

PS : Ta performance était extra... »


Bienvenue en Enfers...


0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0
Bonjour mes cries,
N
on je n'ai pas mourus mais j'étais juste surboo !
J
e suis vraiment déso de ce retard et sa ne reproduira plus enfin j'espère.
M
ais je suis comptement surbooké !
D'abord grâce à la tonne de devoirs puis mon emploie du temps ultra-chargé puis après les amis à voir, les fêtes à aller etc....
J'ai du retard dans tous mes blogs *et dans mes devoirs aussi*
Sinon vous sa va ?
La famille ? Les amis ? Les amours ? Le boulot ?
Dites moi tous !
Alors parlons « chapitre ».
Je l'aime bien et j'ai pris un soin particulier à lcrire car il y avait des moments assez licat à écrire.
Je
pense à peu près avoir tous réussie.
Mais c'est à vous de juger !
Sa y est, l'histoire commence enfin !
J
e le répète, CE N'EST PAS LA FIN DE CETTE FIC.

K
iss et encore déso de cette énorme retard.

N
ina.

Si vous voulez s'avoir un peu plus sur mon moi-même, cliquez ici et inscrivez-moi.

# Posté le mardi 30 septembre 2008 16:50

Modifié le jeudi 02 octobre 2008 15:59

Chapitre 12

Chapitre 12
Je regardais une dernière fois cette pièce... Ma chambre... L'endroit où j'ai fait l'amour avec Tom... Où on a parlé longuement de tous et de rien... Je refermai brutalement la porte, je n'avais pas le temps de me plonger dans une nostalgie qui serra certainement infini... Le temps pressait. Je portais avec peine mes deux valises qui étaient surchargé à cause de tous le shoping que j'avais faits. Je descendis les escaliers et rejoignit Tom. On avait établi un plan. Tom avait appelé un taxi à son nom, dans une rue parallèle à celle où son père nous attendait. Je vis Tom qui m'attendait, lui aussi avec tous ses bagages... Il avait un énorme sac de sport sur l'épaule et une valise à la main. Je lâchai mes valises et vint me blottir contre lui... Je n'avais jamais sentit la culpabilité mais là... Je me sentais coupable de briser la vie d'un ange... Ma main commença à caresser sa joue... Ses yeux se fermèrent sous mes caresses. On entendit toussoter à coté de nous... C'était Georg et Gustav.

- Je crois qu'on devrait mieux aller rendre les clés...

On arriva dans le hall du bâtiment administratif... Tous les élèves y étaient... On pouvait entendre sangloter, des promesses... C'était la fin de cette belle histoire... On rendit nos clés puis fut le moment des adieux... Je me jetai dans les bras de Georg. Il avait les larmes aux yeux, je n'étais pas mieux.

- Tu vas me manquer mon yéti...
- Toi aussi mon petit hérisson, tu vas beaucoup me manquer.


On resta encore quelque instants enlacer avait que je me sépare de Georg pour aller dans les bras de Gustav...

- Oh... Gustav...

J'étouffai un sanglot.

- Tu vas me manquer Bill...
- Toi aussi, tu vas me manquer.


Je me détachais de ses bras après une longue étreinte puis je m'effaçais... Je regardais la scène... En plus de briser la vie de Tom, je lui enlever ses amis... Tom s'approcha, les yeux embué de larmes de Georg qui le prit dans ses bras. Ils étouffèrent tous les deux un sanglot en même temps... Tom fondit en larmes... Georg et Gustav m'avait remplacé pendant toutes mes années d'absence... C'est eux qui avaient pris soin de Tomi... Ils se parlaient à voix basses et haché de sanglot et je n'entendais pas ce qu'ils se disaient mais je savais qu'ils souffraient l'un autant que l'autre. Quelqu'un me tapota l'épaule, je me retournais et me jeta dans les bras de Takuya... On se fit la promesse qu'on se reverra un jour... Quel menteur j'étais ! Il partit, ayant surement d'autre personne à saluer... Je me retournai vers mes trois compagnons qui était tous les trois enlaçaient... Tom leur avait dit qu'ils ne se rêveraient pas avant un long moment...
Le portable de Tom sonna et on comprit que c'était maintenant où jamais. Tom sécha ses larmes comme il le put puis on se dirigea vers la voiture de son père qui nous attendait, devant la porte.
Je pris la main de Tom et franchit la porte avec lui. On se précipita dans la voiture de son père.
Nos c½urs battaient la chamade. Je n'avais jamais vécu avec une telle pression ! Cela avait duré mois d'une demi-minute mais j'avais l'impression que le temps c'était ralenti juste pour nous handicaper un peu plus. Nous avions l'épée Damoclès juste au dessus de nos têtes...
Je découvris la première fois le visage de l'homme qui avait voulut de Tom mais pas de moi. Il était de taille moyenne et Tom le dépassait d'au moins une tête. Son crane commençait à se dégarnir et ses yeux étaient de couleurs grises. Il portait une chemise démodé et un pantalon de lin. Tom chargea en quatrième vitesse nos valises pendant que moi, je faisais le guet... Notre diversion avait marché ! Tom se mit à l'arrière avec moi et ordonna à son père de démarrer sans lui dire un bonjour.


- Tu ne dis même pas bonjour à ton propre père, Tom ?
- Et mon propre père ne m'a pas dit « au revoir » et n'as pas cherché à prendre de nouvelles pendant ses trois semaines...
- On était occupé Tom, tu le sais...
- Tu dis toujours ça.
- Et qui est notre invité ?
- Bill, Bill Kaulitz.


Je vis dans le rétroviseur, le visage de son père se décomposait mais il se reprit bien vite...

- Enchanté jeune homme...

Il n'osa pas poser d'autre question... On quitta Berlin pour sa riche banlieue. Les maisons défilaient plus imposante les unes que les autres. On s'arrêta devant une grande maison et le père de Tom gara, dieu merci, sa voiture dans le garage... Nous étions en sécurité mais pour combien de temps ?
Les choses commençaient bien pour nous. Notre ruse avait marché avec succès mais je savais qu'ils allaient nous retrouver en moins de temps qu'il en faut pour le dire...
Le père de Tom ne me regardait pas... On monta par un petit escalier et Tom poussa une porte, me laissant passer. J'arrivais dans un grand salon richement meublé, des tableaux ornaient les murs et le parquet était verni à la perfection. Une succulente odeur de cuisine me chatouilla les narines... Une femme vint nous accueillir. Elle devait avoir la cinquantaine et avait des cheveux blond doré. Elle était légèrement enrobée mais sa lui donnait un air sympathique... Un air maternel... Elle prit Tom dans ses bras et le serra contre elle, l'étouffant presque.


- Que je suis heureuse de te revoir !
- Moi aussi, maman.


Après cette douce étreinte, la mère de Tom s'avança vers moi et me fit la bise.

- Enchanté, je m'appelle Simone.
- Enchanté Simone, moi c'est Bill, Bill Kaulitz.


L'expression du visage de Simone changea aussi et je pus apercevoir une pointe d'angoisse dans ses yeux azur. Tom lui annonça que je mangeais en leur compagnie et Simone mit un autre couvert. On s'installa à table... Je voyais dans ce tableau la famille que j'aurais du avoir...
Je ne pus m'empêcher de penser aux parents de Tom... Ils imaginaient leur fils prêt pour une grande université et un bel avenir devant lui et j'avais tous gâché... On commença à manger en silence puis Simone commença à nous interroger sur notre stage. On lui expliqua comment on c'était rencontré, le groupe qui c'était former etc. On enchainait les phrases l'un après l'autre parfaitement comme si on avait appris un dialogue par c½ur...
Et c'était au moment du dessert que Tom me fit comprendre qu'il allait leur révéler notre relation...


- Maman ? Papa ? J'ai quelque chose à vous dire... Je...euh...voilà... En fait, j'ai deux trucs à vous dire... Tain' Je n'arrive pas... Avec Bill enfin... on voulait vous dire qu'on a... découvert... Qu'on...Qu'on était jumeaux et...
- Tu racontes des sottises, Tom !


Tom plaça son bracelet devant les yeux de sa mère qui porta ses mains à sa bouche en lisant l'inscription puis elle me regarda avec un regard étrange... De haine. Soudain, je me rendis compte de ma faute... J'avais brisé sa famille qui avait été si longue à construire... Je leur avais piqué leur fils... Mais c'était de leur faute...
Je sentais Tom serrer ma main puis il dit d'une voix tremblotante.


- Mais... mais on l'a appris après que qu'on soit mis ensemble... Bill est mon petit-ami...

Son père décolla au quart de tour... Il se leva d'un bond, le visage déformé par la rage, sa mère sanglotait en silence...

- ET EN PLUS TU ES HOMOSEXUEL ??? REGARDE-MOI TOM ! TU N'ES PAS HOMO, BORDEL ! ON TE TROUVERA UNE JOLIE FILLE MAIS JE T'INTERDIS DE SORTIR AVEC CETTE...CETTE CHOSE, CE PEDE !!!

Tom était en même temps blesser et une rage folle montait en lui mais il répondit, très calme, trop calme.

- Je t'interdis de parler de mon frère comme ça ni de mon amant d'ailleurs.
- CE N'EST PAS TON FRERE TOM ! ON T'A ELEVER PENDANT TOUTES CES ANNEE, TU ES NOTRE FILS TOM, PAS LE FRERE DE CE...
- ET VOUS N'ETES PAS MES PARENTS !
- Tu as un choix à faire Tom... Soit ce... Soit nous...
- Sa sera lui alors, celui a qui vous n'avez donné aucune chance...


Je regardais la scène... La mère de Tom qui sanglotait dans ses mains. Le père de Tom face à son fils avec une haine et tristesse inimaginable... Je me demandais si un jour je ferais le bonheur autour de moi...
Le père de Tom se rua sur son fils qui sous la surprise recula d'un pas. Je ne pouvais pas m'interposer, j'étais le problème... Il prit Tom par le col et lui cracha ses mots :


- Je t'interdis Tom... Je t'interdis de briser notre famille... Nos souvenirs... Tu n'as pas le droits tu m'entends ? TU M'ENTENDS ? Tu ne vas pas nous lâcher pour cette tapette Tom... On te trouvera une magnifique femme qui te fera des enfants magnifique... Tu n'es pas pédé Tom... T'AS COMPRIS ? TU N'ES PAS PEDE ! Je t'interdis de sortir avec cette ordure, ce n'est pas ton frère, Tom, c'est juste une merde qui veut se mettre à ton niveau...
- Je te hais connard.


Le bruit de la gifle sur la joue de Tom résonna dans la cuisine qui s'en suivit d'un long silence pesant... La tête de Tom c'était tourner à cause du choc. La mère de Tom avait les joues mouillaient de larmes mais rester silencieuse... Je ne savais pas où me mettre... Mais le père de Tom me le rappela bien vite...

- Et toi ? T'es content, hein ? T'as brisé notre famille p'tit con ! Tom n'a pas de frère ! Tom n'est pas pédé ! C'est de ta faute ! Sors de chez moi ! Ne t'approche plus de Tom ! Espèce de pédé incestueux...

Je me jetai sur le père de Tom. C'était trop, beaucoup trop. La mère c'était lever et c'était mise à crier qu'on arrête. Tom était de mon coté et son père nous rouait des coups, en espérant que sa nous touche. On n'esquivait comme on le pouvait...

- TU N'ES PAS MON PERE ! JE TE HAIS ! JE PRENDS MES AFFAIRES ET JE ME BARRE ! MERCI PAPA, MERCI MAMAN, VOUS N'AUREZ PLUS A SUPPORTER UN PEDE DANS VOTRE DEMEURE... - Tom...

La voix de la mère de Tom me fit comme un déchirement mais Tom était déjà monter, hors de lui... Il m'entraina dans sa chambre et s'effondra en larmes dans mes bras. J'étais autant chamboulé que choqué...

- Il... Il n'a pas le droit de me dire ça Bill... Mais je m'enfous... Le temps que t'es là, c'est bon... On s'enfout du reste, hein ?

Je ne savais pas quoi lui répondre... Que répondre à ça ? Il sanglotait dans mes bras comme un enfant... Son père n'avait pas à réagir comme ça... Il n'avait pas à frapper son propre fils et il n'avait pas non plus à l'insulter comme ça mais... Les insultes qu'il m'avait balancer m'avait aussi blesser mais je devais rester fort pour Tom... Il sanglota pendant quelques instants puis il prit une grosse valise dans son armoire et commença à la remplir à la va vite...

- On va prendre la voiture de ma mère...Les vitres sont fumées...
- T'as les clés ?


Il me montra une clé de voiture.

- Tom, tu... tu es sur de vouloir tous quitter... pour moi ?

Il interrompit ses activités et se mit devant moi... Et il m'embrassa... Un baiser tout en douceur, tout en finesse...

- Bill... J'ai trouvé un amant et retrouver un jumeau par la même occasion. Je m'enfous du restes, je veux juste être avec toi...
- Mais... Il y a trop de danger Tom, t'es la première cible de chantage pour eux et même pensée qu'on puisse te faire du mal me...
- A un on est fort... A deux on est invincible Bill... Fais-moi confiance.



Et il repartit à ses activités. En quinze minutes, ses valises étaient bouclées... Moi je pensais... On devait fuir la ville, le plus vite possible... Quand Tom ouvrit la porte de sa chambre, une boule se forma dans le creux de mon estomac... Les parents de Tom n'avaient malheureusement pas déserté la maison. On descendit les escaliers avec les valises de Tom sous le bras. On allait se diriger dans le garage quand la mère de mon chéri s'effondra les bras de celui-ci.

- Tom... Mon Tom... Moi je t'accepte comme tu es... Bill aussi...
- Désolé, je dois prendre mes propres décisions. Je t'aime maman.


Tom se détacha des bras de sa mère et on se dirigea en vitesse dans le garage. On n'avait pas beaucoup de temps... On chargea d'abord les valises de Tom puis on partit chercher les miennes dans l'autre voiture. Tom ouvrit la porte du garage et cela alarma le père de Tom... On l'entendit dévaler les escaliers, en hurlant.

- Grouille !

Je me précipitais sur le siège passager et boucla ma ceinture en quatrième vitesse. Tom fit de même et ce précipita devant le volant et son pied venait écraser la pédale d'accélération. C'était juste ce qu'il ne fallait pas faire. Partir trop brusquement, rien de mieux pour se faire remarquer mais on n'avait pas vraiment le choix...
On tourna au bout de la rue et j'entendis Tom souffler...


- Pfiou... On a eu chaud.

Je lui offris un demi-sourire.

- Alors qu'elle est notre destination ?
- Il faut qu'on quitte la ville, le plus vite. On est trop repérable ici. On ne peut pas aller à Hambourg...
- Magdebourg ?
- Oui ! On va à Magdebourg !


Tom programma le GPS et ma tête se posa contre la vitre. La voiture de la mère de Tom était de taille moyenne, certes mais c'était le luxe incarné. Les fauteuils étaient de cuirs beiges, les poignées en boiseries... Et une odeur de parfum féminin régnait. Mes yeux se fermèrent et j'essayais de faire le vide dans ma tête... Je n'avais pas parlé des menaces de Jeff à Tom et la dispute entre celui-ci et ses parents me restait coincé dans la gorge... Quand j'étais petit je m'étais « sacrifier » pour son bonheur et maintenant, je le détruisais... Je ressentais quand même une certaine culpabilité et la mère de Tom avait vraiment l'air de souffrir. Je chassais l'image de la mère de Tom qui sanglotait de ma tête et me reconcentra notre principal problème...
Je savais que l'amour était le synonyme de la force du désespoir... Je me demandais combien de personnes étaient entre de nous chercher... Et tout ça pour de l'argent... Encore et toujours de l'argent. Les gens sont capables pour tuer pour ses bouts de papiers, j'en suis l'exemple même... On fuyait à cause de ma passion pour l'argent... Et on crèvera pour de l'argent... Je repensais à Tom, qui était concentré sur la route... Il ne se rendait pas compte ou du moins pas encore de la descente qu'on était entrain d'effectuer... Il ne connaissait pas mes collègues encore moins ceux qu'ils allaient se produire... Il ne connaissait l'adrénaline de la peur, de l'horreur, il ne savait pas non plus ce que c'était l'agonie ou frôler la mort... Pour lui, on était un peu dans un James Bond ou dans un jeu vidéo sauf que pour nous, il n'y avait pas de « Try Again » et des petits c½urs à attraper sur la route... Tom ne se rendait pas compte et heureusement d'ailleurs. On avait rejoins la nationale dans un silence religieux que Tom décida de briser.


- Sa va ?
- Ouais, ouais, sa va.
- On s'arrête où pour la nuit ?
- On ne peut pas aller dans un hôtel donc pour ce soir ou dormira dans la voiture mais quand on arrivera à Magdebourg, je nous dégoterais un appartement où on sera tranquille pour un petit bout de temps mais il faudra retourner dans quelques semaines à Hambourg...
- Mais pourquoi ? Tu m'as dit que sa crailler à max d'aller là-bas.
- Sa craint à max, Tom mais j'y suis obliger...


Mon ton était sans appel et Tom comprit bien vite que la conversation était clause du moins pour aujourd'hui. Le soleil commençait doucement à décliner et on roulait vers le sud en parlant de sujets bidon qui faisait peu à peu descendre le stress de cette fuite si précipitée. On s'arrêta sur une air de repos vers 23h00, on devait tous les deux reprendre des forces...
J'avais l'impression qu'un siècle entier c'était passer depuis notre sortie de l'école... Je ne pus m'empêcher de me souvenir de la soirée de la veille... La soirée, le show, la fête, notre nuit... J'avais l'impression que ce bonheur, j'y avais gouter il y a des siècles mais mon véritable bonheur était juste à coté de moi...


- Tom ?

Je me blottis contre lui. On avait baissé les sièges pour nous improviser un lit entre nos bagages. On avait choisis un air peu fréquenté et la voiture était verrouiller.

- Oui ?
- Comment sa se fait qu'on en soit arrivé là en trois semaines ?


Il rigola doucement.

- Je me posai exactement la même question.

On se sourit, encore notre gémellité ! Je posais ma tête contre son épaule et écoutait son c½ur battre.

- Bonne nuit P'tit Prince.
- Bonne nuit Tomi.


Il releva la tête et me déposa un chate baiser sur les lèvres...

- Je t'aime.
- Je t'aime.


Et je m'endormis toujours sur sa poitrine... Peut-importe le lendemain... Il fallait vivre le moment présent... Du moins, pour l'instant...

0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0
Bo
njour everybody !
S
a va ? Moi sa va bien...
V
ous avez vu ??? Je ne vous aime pas mis le chapitre en retard *fière*
Sinon rien de très spécial : cours, dodo, cours, dodo etc...
Pa
s super intéressant quoi...
Et vous savez quoi ???
Demain je vais à Disney avec Julia ! *-*
Tr
op hâte ! Vous ne pouvezme pas imaginer à quel point j'aime Disney !
Sa
a la magie de vous faire retomber en enfance, c'est dingue !
Et
vous ? Sa va ? Vos petites vies ?
A
lors pour ce chapitre, je ne sais pas vraiment si je l'aime ou pas...
En
me temps, j'ai écris tous ce que je voulais mais je trouve qu'il manque un petit truc pour que ce chap soit parfait mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus...
I
l manque quelque chose et sa me gêne quand je me relis...
M
ais c'est à vous de jugez !

Ki
ss mes Mistinguettes d'amour ! Faites attention à vous !

Nina.

PS : J'ai eu certaine remarques sur quoi le fond + le texte en turquoise faisait mal aux yeux. J'ai une amie qui m'a conseillé de changer la couleur du fond donc je l'ai fait. Est-ce mieux ainsi ? Ou signalez le moi pour que je fasse quelques choses. Puis j'ai agrandis légèrement les caractères aussi. C'est mieux ou pas ? Et enfin, je vais corriger les giga fautes des premiers chapitres... Voi^^

P
S1 : Je voulais absolument mettre la sne du père de Tom car sa me tenait très àur de parler de ses enfants qui annoncent leurs homo ou bisexualité et qui se font insulter même virer, je trouve ça affreux.

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:27

Modifié le samedi 11 octobre 2008 16:51

Chapitre 13

Chapitre 13
On arriva à Magdebourg vers midi. Le temps n'était pas vraiment au rendez-vous : une brume de pluie planait sur la ville et le ciel était clair. Bill regardait de tous les cotés pour s'assurer que personne ne nous suivait. Il avait aussi changé la plaque d'immatriculation ce matin... Tout était tellement bizarre... L'ambiance, le temps... Soudain, Bill sortit de sa léthargie.

- On va aller chez un type qui pourra nous aider.
- T'es sur que sa craint pas ?
- Nan, il ne nous fera rien... Tourne à droite.


Je lui obéis et me dirigea dans la direction qu'il m'indiquait.

- Jeff m'avait parlé de cet endroit. C'est un homme qu'on appelle « le passeur »... Plus tu le pailles moins il en dit... Il pourra nous trouver tout ce qu'on veut... Gare-toi là.

Mes yeux se fermèrent juste après que le moteur soit éteint... Je soufflai un bon coup...

- Tom... Sa va ?

Sa main se posa sur mon bras et quand je rouvris mes yeux, mon petit prince me regardait, inquiet. Bien sur que non, sa n'allait pas... J'avais trop peur... J'affrontais une armée de masques, je ne savais pas ce qu'on fuyait... Mais la seule chose que je savais, c'est que mon ange était avec moi...

- Oui, ne t'inquiète pas.

Il se blottit contre moi...

- Tom... J'ai tellement peur... Je suis désolé... Je fais ça pour nous et je te promets qu'un jour on vivra comme tous le monde...

S'il savait... Il posa ses lèvres sur les miennes... Son baiser voulait dire « pardon »... Mais il n'avait rien à me pardonner... On se sépara et j'ouvris la portière. On était dans une rue ou plutôt une ruelle. Des ordures s'entassaient et dégageaient une odeur présidentiel qui me donnait des nausées violentes et je pouvais apercevoir des bestioles qui grouillaient de partout. Bill mit sa jolie frimousse dans son col et me prit par la main... Il marchait vite et la pression qu'il exerçait sur ma main me faisait comprendre de me dépêcher. Chaque apparition comme celle-ci était dangereuse et à la moindre seconde, quelque chose pourrait nous arriver...
On avança dans cette ruelle bien macabre puis Bill s'arrêta devant une porte en lambeau. Il toqua deux coups.


- Oui ?
- Bill Kaulitz et Tom Trumper.


La porte s'ouvrit sur une secrétaire si peu vêtue que j'avais d'abord cru qu'on avait atterris dans un club de streap-tease, ce qui m'aurait moyennement étonné vu la rue...
Elle nous céda le passage et la luxure de la pièce qui contrasté avec la puanteur de la rue me fit un choc. Une douce odeur floral nous chatouillait les narines, tout était de marbre blanc, le bois était si précieux que j'avais presque peur de marcher dessus. Mais cette pièce, toute aussi somptueuse soit elle, ne m'inspirait aucune confiance. Derrière cette luxure époustouflante, se cachait un parfum de malhonnête et artificiel. Je me doutais bien que les gens qui pénétraient ici n'avaient pas vraiment des bonnes intentions.
Les talons de la secrétaire me firent sortir de ma léthargie et elle nous déplaça pour s'installer derrière son accueille de marbre. On voyait ses fesses, surement refaite, dépassé de sa jupe et un string dépassé d'une manière très aguicheuse. Son chemisier ne couvrait rien de sa poitrine et ses cheveux longs étaient d'un blond artificiel... Quand elle se pencha pour prendre ses notes, nos deux paires d'yeux louchèrent... Et quand son regard se planta dans celui de Bill, à ma grande surprise, il ne cilla même pas... Surement habituer ce genre de Barbie.


- Bill et Tom Kaulitz ?
- Oui.
- Vous êtes en état de recherche ?
- Oui.
- Suivez-moi, s'il vous plait.


Elle nous dirigea vers un couloir aussi luxe que la salle d'accueil en prenant soin de déboiter ses hanches à chacun de ses pas. Même si cette femme était « charmante », elle ne m'inspirait aucune confiance. Je ne l'aurais même pas laissé porter mes valises. Elle tapa un petit coup sur une imposante porte en bois précieux et une voix nous ordonna d'entrée.
Je découvrais peu à peu, le monde de Bill... C'était sa son monde... Un monde de luxure cependant trop malsains pour être construit avec de l'argent gagné honnêtement...
La première fois que j'avais vu Bill, cette même sensation c'était emparer de moi...
Bill était trop... parfait, il était trop beau et il avait aussi un coté trop mystérieux pour être juste un orphelin...
Le bureau de cet homme illustrait très bien mes mots... Un cabinet avec des boiseries et des tableaux de maitres aux murs, un énorme bureau en bois massif reposait au fond de la pièce, deux fauteuils en cuirs bruns était positionner juste en face de l'imposant monsieur. Il était grand et obèse, il portait des bagues à tous les doigts et ses cheveux noirs de jais coupé court étaient gras et il avait de nombreux dents en n'or. Bill s'avança devant cet imposant bonhomme.


- On veut un impart' pour se planquer.
- Du calme, mon garçons... Nous avons tous le temps de discuter. Asseyez- vous...


Je pris place dans l'un des deux fauteuils, Bill fit de même.

- Vous pouvez nous laisser, Christina.

Sa secrétaire referma la porte et on entendait ses talons claqués contre le sol.

- Elle est charmante n'est-ce-pas ?

Il rigola d'un rire gras et malsain... Un rire qui vous donne la chair de poule.

- On veut un logement, le plus vite possible, à n'importe quel prix...

L'homme reprit son sérieux et regarda Bill d'un regard perçant puis ses yeux parcoururent son corps, non plutôt le déshabiller. Je lui jetais un regard noir.

- Quel courage as-tu, petit. Le nombre de personnes qui étaient terrorisé à l'idée de me rencontrer... Tu es Kauliz n'est-ce-pas ?
- Oui.
- Sais-tu au moins qui je suis...


Bill hésita... Ses yeux s'allumèrent d'une flamme de panique que l'homme ne tarda pas à intercepter.

- Tu vois... On m'appelle le passeur mais sa, tu dois le savoir... Je te vends tous ce que tu veux, le temps que tu me pais... Tu veux une bombe ? Très bien, je te procure une bombe. Tu veux de la drogue ? C'est idiot mais je te la vends quand même... Tu vois, c'est simple... Sauf que les gens qui me fréquentent ne sont pas forcément les plus... innocents...

Il me regarda et je baissais les yeux ne voulant pas croiser les siens qui étaient si vicieux.

- Mais parlons de toi, Bill. Tu es un garçon extraordinaire... 85 meurtres en quatre ans pour un gamin comme toi, sa frôle l'exploit !

Ce fut au tour de Bill de baisser les yeux... 85 meurtres ?! Putain...

- Tu as les atouts idéals mais pourtant... Un jour, Monsieur, tomba éperdument amoureux de sa victime... Et à décider de prendre la fuite avec celle-ci, je me trompe ?
- Nous ne sommes pas là pour parler de ça.
- Alors que veux-tu mon garçon ?
- Un appart, un logis, n'importe quoi avec un toit et du chauffage mais je le veux bien planquer...
- Oui, tu es en fuite, je te rappelle. Il me téléphone tous les jours pour savoir si je n'ai pas eu de nouvelles de toi.
- Qui est « il » ?
- Jeff, c'est évident.


Bill tressaillis en entendant ce nom... Mais il remit bien vite son masque du garçon froid avec un ton sans appel.

- Qui me dit que vous n'allez pas tout lui dire ?

L'homme rigola et s'approcha de nous comme si il voulait nous dire un secret...

- Tout dépend combien tu me donnes.

Et il agita ses doigts, mimant de l'argent... Ce type me dégoutait.

- Proposez-moi un prix...
- 1 500 000 ¤ ce prix comporte ton appart' et mon silence.
- J'accepte.


Je faillis m'étrangler en entendant le prix mais je me repris bien vite, il fallait que je m'habitue aux gros chiffres... Il le fallait...

- Comme vous avez de bonnes gueules et que je suis de bonne humeur je vais vous prêtez mon appart' qui est juste en dessus d'ici. Je n'y loge plus depuis un bon bout de temps. Personne n'en connaît l'existence, je vais vous y conduire personnellement. Ce n'est pas très grand mais je pense que sa vous suffira pour deux. Et pour vous rassurez, personne n'a le droit de fouiller chez moi donc vous serez protégez tant que vous me payez. Compris ? Une erreur et je prends mon téléphone et appelle tes confrères pour une petite visite « amicale ».

Bill ne releva pas et un froid s'empara de la salle.

- Vos valises ont déjà été mises dans l'appartement et votre voiture caché. Venez, je vais vous faire visiter.

On se leva en silence puis on suivi « le passeur », on repassa devant l'accueil et on prit un ascenseur qui descendait un étage plus bas mais pour que les portes s'ouvrent, il fallait un code. Bill et moi ne pouvions pas rêver mieux. Après nous avoir communiqué le code, on pénétra dans « notre » appartement. C'était juste parfait. C'était un deux pièce d'environ 60m2 qui était composé d'une chambre, d'un grand salon, d'une cuisine et d'une salle de bain. Tout était déjà emménagé. Cela sentait moins le luxe qu'en haut mais l'appartement était moderne. Il nous donna ses dernières conditions et tendit un papier à Bill. Celui-ci le lisa soigneusement avant de signer.

- Vous allez adorer vivre ici mes petits !

Et il repartit par l'unique issue qu'était l'ascenseur. Bill souffla et se laissa tomber sur le canapé.

- Pfiou... On a eu chaud mais c'est bon... Là, on est en sécurité.

Je le regnoignis et il m'allongea sur le canapé enfin plutôt sur lui... Ce qui n'était pas pour me déplaire... Un petit silence s'en suivit... Un silence léger avec toute ses pressions...

- On est bien là...
- Au moins, on est en sécurité... Mais il faudra que je retourne chez Jeff.
- Mais pourquoi putain ?


Je mettais relever et plantais ses yeux dans les siens.

- Parceque...
- Mais putain Bill ! Comprend-moi ! Je ne suis pas ton pantin ! Tu me mets en garde contre des gens que je ne connais pas ! Je ne sais même pas de quoi ils sont capables ! Je ne comprends rien à part que tu as tuer plein de gens et tu ne veux rien me dire !


Je me relevai le faisant basculer sur le canapé mais il me retint...

- Désolé...
- Tu ne fais que ça, t'excuser !
- Je sais Tom... Je t'ai déjà expliqué la plus part du problème mais... Il faut que tu comprennes que je fais ça pour nous deux... Enfin surtout pour toi... Ils... Ils sont intelligent Tom... Ils veulent nous retrouver avant de nous tuer... Tu ne sais pas de quoi ils sont capable et... - Justement, je ne sais pas ! Dis-moi Bill !


Une lueur d'hésitation étincelait dans les yeux de Bill...

- Ils vont faire du chantage. Ils veulent d'abord mon argent et ils vont utiliser la chose qui a le plus de valeur Tom... C'est toi... Et ils seront capable de te torturer devant moi et de te...

Bill baissa sa tête et ferma ses yeux... Essayant de chasser les images qui trainaient dans sa tête.

- Mais ils peuvent faire le contraire aussi... Le temps que toi, tu n'as rien, c'est bon pour moi mais il faut les fuir car je ne veux pas qu'ils te touchent Tom, je ne le permettrai pas...

Ses yeux débordaient de larmes... Je le pris dans mes bras et le serra le plus fort que je le pouvais. Son thorax se soulevait au rythme de ses sanglots... Bill pleurait rarement et quand il pleurait, il était sincère... Tellement sincère...

- Bill... Je ne savais pas... Je... Moi aussi je te protégerai... Ils ne te toucheront pas...

Bill ne me répondit pas mais ce contenta de resserrer un peu plus notre étreinte. Ma main passa dans ses cheveux ébène et mon nez se perdit dans son cou, respirant en plein poumons son odeur...

- Tu sens bon...Tu me donnes faim...

Je le sentis rire dans ses sanglots... On resta dans cette position pendant pas mal de temps puis mon estomac se fit vraiment entendre... Bill rigola, sécha ses jolies mirettes et on se dirigea vers la cuisine. Un frigo et des placards plein à craquer nous offraient une multitude de produits... On prit un paquet de pâtes qu'on prépara en vitesse et on s'installa à table... On était juste nous deux... On n'était plus que nous deux... Seuls contre le monde...


0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0
*arrive en armure*
Bonjour !
Sa va ? Moi sa va... Contente d'être en vacances. U_U
Je suis vraiment désolé pour ce retard !
J'ai eu beaucoup de DS cette semaine.
Et ce chapitre est vraiment... à chier. Oui, vous pouvez le dire.
C'est ce que j'appelle un chapitre transitoire donc il n'y a rien de très intéressant pour vous comme pour moi.
Mais à vos avis !
Je vais mettre un chapitre le plus tôt possible comme je suis en vac pour pardonner ce putain de merde de retard.

Kiss mes choupettes'

Nina.


# Posté le lundi 20 octobre 2008 11:30

Modifié le samedi 25 octobre 2008 06:29

Chap 14

Chap 14
Cela faisait trois semaines qu'on était enfermer dans cet appartement, sans voir la lumière du jour. Le frigo se remplissait mystérieusement pendant la nuit... Le ménage était toujours fait pourtant aucun de nous le faisait. On faisait l'amour, on s'embrassait... On était heureux tous les deux, dans notre cocon artificiel pourtant avec Tom, on avait élaboré un plan pour pénétrer dans le manoir de Jeff. J'avais réussi, après de très nombreuses prises de tête, que je devais regagner le manoir pour regagner notre argent et peut-être pour partir dans un autre pays où je ne sais quoi d'autre. J'avais redessiné tous les plans du manoir avec soins mais le risque de rater était tellement présent qu'une pression énorme reposait sur mes épaules et j'avais du mal à m'endormir la nuit...
Notre plan était sans faille... Toutes les situations possibles ont été étudiées... Je devais retourner au manoir pour reprendre mon argent, caché dans des coffres-forts. Pour minimiser les risques de ce faire prendre, Tom passerait par un passage que Jeff ne connaît pas comme ça, si je me fais prendre, Tom sera cacher... Jeff sort toute la journée donc on aura tout le temps sauf si...
Il était dans les environs de cinq heures du matin et je regardais une dernière fois les notes qu'on avait pris et les dessins qu'on avait réalisés... Tout était parfait pourtant un mauvais pressentiment me titillait. Je me réservais une énième tasse de café quand je sentis des lèvres dans mon cou, ce qui me fit légèrement sursauter mais je souris en voyant Tom, complètement nu, me sourire anxieusement. Je passai un bras derrière sa nuque et sa tête vint se reposer contre mon épaule.


- Pourquoi tu ne dors pas bébé ?
- Je stresse pour aujourd'hui... J'ai trop peur qu'il te prenne...
- Ne t'inquiète pas... Cela va bien se passer. Allez viens.


Je me levais péniblement de ma chaise et Tom me fit tomber sur le canapé, un sourire pervers collé aux lèvres. Il entreprit de douces léchouilles dans mon cou.

- Tom, j'ai vraiment peur...

Il releva la tête en plongeant son regard si envoutant dans le miens.

- Et moi, tu crois que je n'ai pas peur ?
- J'ai tellement peur qu'il t'arrive quelque chose.


Tom posa la main sur le bas de mon ventre, m'arrachant un frisson... Il entreprit de me caresser cette partie si sensible du corps, tout en me parlant...

- Tu sais Bill... Moi aussi je suis mort de trouille mais je te fais confiance. Je ne veux pas qu'ils te touchent. Tu te rappelles du jour où tu m'as demandé si j'étais près à te suivre... Je t'ai répondu oui... Alors pourquoi on baisserait les bras maintenant ?

Il mettait, à chacun de ses passages, une pression plus forte avec sa main ce qui me faisait doucement gémir. Mes yeux étaient clos et mon entre-jambe déformait déjà généreusement mon pantalon.

- Tiens, je vais te débarrasser de ça... Tu as a l'air à l'étroit...

Je le sentis défaire la ceinture de mon pantalon et me le retirer, tout en continuant ses caresses... Il se remit sur moi... Puis j'inversai nos positions et commença à dévorer son cou.

- Si c'est notre derrière nuit, faisons l'amour...

Ses mains agrippèrent mes fesses et m'enlevèrent mon boxeur. J'étais encore dans son cou. Lui, il était déjà nu. J'étais maintenant à califourchon sur lui, ses mains agrippaient mes fesses, ma langue passait et repassait dans son cou. Je faisais rouler mon piercing sur sa peau douce et laiteuse puis un long baiser tout en sensualité commença. Je descendis vers son torse dans une cascade de bisou mais je ne pus aller plus loin, il m'avait rattrapé... Je sentis ses doigts s'enrouler sur mon sexe déjà bien éveille.

- T'es tellement sexe...
- Mumm...


Il commença de long va et vient sur ma verge... Ma tête partit en arrière. C'était lent, c'était doux... Je lui réclamais d'aller plus vite mais il continuait à la même cadence... Je soulevais mon bassin mais rien n'y faisait... Il voulait m'achever... Et il allait réussir avec succès.

- Tom, je t'en supplie...

Il sourie de victoire et consentit enfin à accélérer... J'étais déjà parti à des kilomètres de cette terre. Je gémissais doucement...

- Tom... Tomi, arrête... Je... Je veux te sentir en moi...

Il me sourie, content de mon choix, enleva ses mains puis sauvagement, il sauta sur moi pour m'embrasser fougueusement. Il n'y avait plus aucun romantisme celui si avait fait place à de la passion. Il inversa violemment nos positions, se retrouvant sur moi... J'enroulai mes jambes contre son torse et il se leva. Notre baiser était devenu fougueux presque violent. Une de ses mains, toujours sur mes fesses, glissa vers mon entrée. Il introduit un doigt dans mon antre. J'hurlais quasiment dans notre baiser. Pourquoi ne pas tester de nouvelles positions ? Mon dos percuta le mur et Tom fit pénétrer un deuxième doigt...

- Putain Tom...

Je sentais son sexe contre mes fesses, ma tête partit dans son cou. Doucement, je le sentis pénétrer en moi. La douleur était plus présente sans capotes ni même lubrifiant. Je mordais violement son cou, ce qui l'existait davantage. Je commençais à bouger mon bassin et aider de ses mains, je faisais des allers-retours assez rapides sur son sexe qui pénétraient mieux que jamais dans mon corps, plus la cadence accélérait, plus je fatiguais. Tom le remarqua puisque qu'il me fit redescendre de ses hanches...

- Tourne... Tourne-toi...

Je lui obéis, enlevant son sexe de mon corps. Je n'us même pas le temps de placer mes mains sur le mur qu'il me pénétra violement.

- HA, TOM !

La vitesse était folle et des millions d'étoiles défilaient devant mes yeux qui étaient fermé. La main de Tom vint calquer les mouvements qui faisaient dans mon corps sur mon sexe. Je perdais complètement pieds. Ma tête partit percutait l'épaule de mon ange. Ma prostate étaient toucher à chaque fois. A chaque fois une nouvelle vague de plaisir me prenait les tripes et j'hurlais à gorge déployé. Tom faisait pareil, nous étions identiques...
Je jouissais dans sa main avec les étoiles, la nuit et lui... Je sentis sa semence dans mon corps... Il se retira et je tombais par terre dans ses bras... Il posa un bisou sonore sur ma joue, ce qui me fit doucement glousser.
On était tous les deux nus enlaçaient dans les bras de l'autre... On avait décidé de partir à sept heures pétante pour être à Hambourg dans l'après-midi. On se rhabilla puis on partit après avoir pris un petit-déjeuner solide même si aucun de nous deux avait vraiment faim. On avait prévenu le passeur qu'on partait aujourd'hui. Il nous avait prêté une de ces voitures et c'est donc à bord d'une petite Clio qu'on fit le trajet qui se passa dans la dernière révision de notre plan et surtout dans un stress palpable. Il y avait une telle pression. On risquait nos vies, sa, on en était conscient. On arriva à Hambourg beaucoup plus vite que je l'avais imaginé. Comme si le temps avait fait exprès. On gara la voiture là où on avait prévu, c'est à dire dans un bois à coté puis on souffla tous les deux, au même moment, ce qui nous fit sourire. Ma main rejoignit la sienne et il caressait la phalange de son pouce avec son pouce à lui.


- On va... y aller...

Nos fronts se rencontrèrent...

- Quoi qu'il arrive, je t'aime Tom...

Un doux baiser débuta... Un baiser comme le premier... Avec cette magie...

- Moi aussi je t'aime Bill.

Nos regards se croisèrent une dernière fois avec qu'on ouvre, en même temps, les portes de la voiture. On avança rapidement, la tête baissé, vers l'imposant manoir. On se cacha derrière un imposant rocher, là ou Bill avait prévu puis on attendit que Jeff sorte de la maison. Nos c½urs battaient la chamade, nos respirations étaient rapides... Le moindre bruit nous faisait sursauter, les moindres brindilles qui craquaient nous faisaient trembler. On attendit une heure puis deux dans le plus grand des silences puis tout à coup, la porte du manoir s'ouvrit sur Jeff et un autre homme... On reteignit nos respirations quand ils passèrent près de nous... La tension était palpable. Et j'entendis le soulagement de Tom quand on entendit la voiture s'éloignait sur la route.

- On peut y aller.

Bien évidemment, on n'allait pas passer par la porte d'entrée. Passé par la porte d'entrée était comme si on levait une pancarte « viande fraiche » dans une cage de lions affamés... Je pris donc, avec Tom, la porte de derrière, celle de la cave. J'avais les clés du manoir et c'est avec une facilité presque déconcertante que la porte s'ouvrit.

- A trois, on y va. Rappelle-toi bien, s'il m'arrive quoi que se soit, reste dans la planque.

Tom hocha la tête en avalant difficilement sa salive... Il avait peur, je le sentais... Ses yeux brillaient d'une flamme de panique, ses doigts tapotaient nerveusement sa poche, son teint était blanc... La peur comme je l'avais vu dans le regard de toutes mes victimes. Je comptai à trois puis le chrono démarra. On se rua dans les pièces qui nous avaient été préalablement distribué.
J'avais envoyé Tom sur le faux plafond, c'est là que je cachais mon argent liquide. Jeff ignorait l'existence de cet endroit donc si je me faisais prendre, Tom serait automatiquement cacher. Selon nos plans, Tomi devait rester cacher avec l'argent jusqu'à mon signal.
Moi je devais m'occuper de mes coffres qui étaient « exposé ». Il y en avait deux : un dans le couloir et l''autre dans ma chambre. Je commençai par celui du couloir. Mes mains tremblaient, mes nerfs piquaient à vif... J'avais un peu l'impression d'être ce type dans les films qui doit couper le fil rouge ou vert pour que la bombe n'explose pas. Moi j'étais dans le même état et c'est dans un cri de joie étouffé que le coffre s'ouvrit devant moi. J'en pris la totalité dans un énorme sac que je planquais soigneusement puis je partis dans ma chambre. Le temps nous pressait. Chaque secondes ressemblaient à des siècles... J'étais entré dans ma chambre quand j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir à grande volée... Sa y est, on était cuis. Je soufflais un bon coup, ne voulant surtout pas ouvrir le dernier coffre, en priant silencieusement que Tom n'irait pas me rejoindre. J'attendais qu'on vienne me prendre. Les battements de mon c½ur étaient comme amplifier, la peur allumait mon regard... J'essayais de me prépare psychologiquement mais j'entendais des pas précipité dans les escaliers, des cris, des ordres, moi, je restais parfaitement immobile, pétrifiait à l'idée qu'ils me volent Tom. La porte de ma chambre se fit carrément défoncé et deux hommes, l'arme au poing, me découvrir immobile au milieu de la pièce... Ils me saisirent, leurs armes m'écrasant les côtes... Ils tordirent mes bras dans mon dos m'arrachant un long cri de douleur. Ils me firent agenouiller puis ils me frappèrent me faisait tomber au sol. Un gout de sang se rependait dans ma bouche et l'un des deux connards me cracha à la figure :


- Pauvre con... Tu vas crever sale ordure.
- Sale connard...


Je sentis la cross de son arme s'abattre sur ma nuque puis tout tourna... Je perdis connaissance.
Je rouvris doucement les yeux... Un mal de tête abominable... Je ne reconnus pas tout de suite où jeter. Je reconnus d'abord la salle à manger puis je me rendis compte que jeter sur la table, torse nu, les poignées fermement attacher... Je pris quelques minutes à remettre mon esprit au clair. La lumière m'éblouissait et mon mal de tête me faisait atrocement souffrir signe que l'autre connard n'y était pas allé de mains moites. De nombreux type bloquaient toutes les issues possible, armés jusqu'aux dents mais je n'eu aucun mal à reconnaître Jeff puis le père de Judith puis...


- Où est Tom ?

Je reposais sur mes avant-bras... Jeff souriait en s'avançant vers moi...

- J'allais te demander la même question.

Il me gifla violement, faisait partir ma tête sur le coté. Mes cheveux, lisses ce jour-là, cachait mes yeux remplit de larmes de fureur.

- Pauvre idiot... Qu'es-tu devenu, bordel ?

Je relevais la tête lentement affrontant son regard. Celui-ci me glaça le sang... Il allait me faire souffrir horriblement pour savoir où est Tom et mon argent... J'essayais de me préparer mais impossible... La peur avait pris possession de moi pour une des premières fois de ma vie. Je savais que Jeff était capable de tous pour arriver à ses fins mais sans Tom ? Il ne me tuera point mais essayera de me le faire sortir avec les codes de mes coffres forts... J'essayais de bouger mes les liens qui me retenaient les poignées m'immobilisaient complètement... Jeff s'approchait de plus en plus de moins et j'essayais, en vain, de reculer puis violemment, il me prit la tête dans ses deux mains et commença à m'embrasser avec fougue. Je pris quelque secondes à réaliser cette action tellement la surprise, le dégout et la peur m'avait fait trembler. J'essayais de me dégager mais il me tenait fermement la tête en passant la main dans mes cheveux lisses... Mes jambes essayait aussi de le repousser mais en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il me les avait déjà immobilisé, les bloquants avec ses cuisses. Mes mouvements de tête étaient violents et j'arrivais après de longs efforts à le faire dévier sur ma joue puis mon cou, qu'il léchait avec excitation.

- LACHE-MOI !
- Est-ce que Tom...est...est ici ?
- Non... Aie !


Il m'avait mordu le cou comme un vampire assoiffé de vider sa victime... Il monta sur la table, à califourchon sur moi...

- ARRETE ! NE ME TOUCHE PAS !

Il léchait mon torse, me caressait le visage et les lèvres et moi, j'essayais de ne pas seder à la panique. Il était entrain de m'exciter, de me toucher ce qui en disait beaucoup sur ses intentions futurs... Tout d'un coup, il me lâcha violement, ma tête cogna sur le verre de la table... Il se releva et moi, j'hoquetais d'horreur. Cet homme qui était mon tuteur, mon mentor essayait de me toucher...

- Comment... Comment oses-tu... Tu... Tu es...

J'essayais de replier les jambes contre mon corps, lui, me regardait agoniser dans ma peur, un sourire malsain collé au visage, un sourire de menteur...

- Tom a bien le droit pourtant.
- Tu... Tu... Ne parle pas de lui !
- Mais toi, tu vas nous en parler...


Je regardais les gens dans la salle. Ils me fixaient soit souriant soit neutre...

- VOUS ETES TOUS DES MALADES ! LAISSE-MOI ! NE ME TOUCHEZ PAS !

Je me débattais avec toute ma force. Jeff me regardait toujours avec son sourire collé aux lèvres.

- Bill... Voyons... Tu savais dans quoi tu t'embarquais. A toi d'en assumer les conséquences. T'es un grand garçon maintenant... Tu me dis où est Tom puis ton argent et je te promets que je ne te ferrais rien...
- Vas crever...
- Je ne pense pas que tu soit en position de provoquer....
- ARRETE, BORDEL ! ARRETE !


Il avait posé sa mains sur mon pantalon... Je gigotais mais Jeff était bien plus fort que moi...

- T'es bandant Bill...
- JE T'INTERDIS DE DIRE CA !


Son autre main claqua encore une fois sur ma joue... Ma tête tournait légérement mais je ne devais pas lâcher prise.

- ET TOI, JE T'INTERDIS DE ME DONNER DES ORDRES !

Mes yeux commençaient à me piquer mais pleurer devant Jeff était comme signer un arrêt de mort avec le diable... Je devais être fort et ne pas céder à tout abandonner... Pour Tom.

- Tu vas me laisser faire et répondre à mes questions.
- Jamais !


Une autre gifle... Je sentais le gout du sang se répandre dans ma bouche.

- Où est ton argent ?
- Je te le dirais... ARRETE !


Il avait ouvert mon pantalon et avait sa main juste à l'endroit qu'il ne fallait pas...

- Où est Tom ?
- Plutôt mourir que de te le dire...


Il arrêta toutes ses activités en me regardant fixement...

- Tu serais capable de mourir pour lui ?

Je me rendis compte de mon erreur à ce moment là...

- REPOND !
- Oui...


Il sortit une arme de son pantalon et la pointa sur mon front...

- Tu ne vas pas tirer...
- Je sais...


Je ne comprenais plus rien à son jeu. Il jeta l'arme par terre et se mit sur moi comme si il était pris de pulsions...
Je lui ordonnais d'arrêter, l'envoyais balader avec ses questions et à chaque fois, il me faisait mal tout en prenant son pieds. Il me frappait au visage tout me déshabillant... Et quand je fus totalement nu sous son corps qu'il se releva... J'étais tremblant et je luttais contre les larmes...


- Pitié... Arrête...
- Je n'ai pas de pitié pour ceux qui ne m'obéissent pas...


J'haletais, mon c½ur battait trop vite... Je ne savais pas ce qu'il allait me faire. J'étais nu, j'avais froid sur cette table en verre. Les gens qui entouraient Jeff n'avaient pas bougé... Quels monstres ils étaient ?

- Tu as deux questions Bill. Je veux que tu me répondes sinon je passe aux choses sérieuses.

Je déglutis difficilement... Il se baissa puis prit une valise qui était posé à coté de lui... Il la posa à coté de moi et l'ouvrit...

- Nan... Pitié...
- Et si, Bill, tu vas souffrir... Il faut assumer la conséquence de ces actes...


POV de Tom

J'étais cacher à l'endroit où Bill m'avait dit... C'est-à-dire dans une petite pièce impossible à trouver... C'était un peu là où Bill se recueillait quand il était petit. Il y avait des milliers de papiers... Des cahiers remplient de poésie, de texte... J'aurais pu dévorer pendant des heures, ces écrits qui retrassait toute la vie de mon cher et tendre si je n'entendais pas ces cris... Les cris de mon ange... J'étais à coté de la salle à manger.... Et j'entendais tous... Les questions de Jeff, les cris de Bill, les coups... Je sanglotais depuis un bon moment dans ma pièce... Quelque fois je mettais ça sur mon compte... Quelques fois j'étais à deux doigts de venir lui porter secours mais Bill m'avait fait promettre de ne pas bouger... Je me torturais mentalement... J'entendais tous sans les images... Je ne pouvais pas le sauver comme dans les films... Je devais rester passif devant cette bande-son effroyable. Je me sentais inutile, nul, nul à pleurer comme un gamin alors que mon amant se faisait torturer dans la pièce à coté. J'essayais tant bien que mal de ne pas m'imaginer les scènes qui se déroulaient mais c'est quand j'ai entendu le premier hurlement de douleur de Bill que je faillis perdre tout mon sang froid. Bill m'avait dit que dans cette pièce, il y avait une petite trappe que je ne devais pas ouvrir pour voir ceux qui se passaient dans la salle à manger mais j'avais beau la chercher, je ne la trouvais pas. J'étais comme un lion en cage, prêt à exploser à tout moment... Mes nerfs étaient soumis à une pression extraordinaire. Je cherchais cette fenêtre puis tout à coup, mes yeux se posèrent sur le poster de Nirvana qui était accroché sur le mur commun entre cette pièce et la salle à manger. Je décrochais avec soins et trouva la fenêtre à mon grand soulagement mais j'hésitais à l'ouvrir... J'avais trop peur du tableau qui allait s'offrir à moi mais quand j'entendis une série de cris que je me décidais en redoutant la crise de nerfs... Comprenez- moi ! Le spectacle qui s'offrit à moi était si horrible que ma respiration en fut coupée pendant un moment...
J'étais juste au dessus de la porte d'entrée... la trappe était minuscule, je pouvais à peine permettre à mes yeux de voir ceux qui se passaient dans cette pièces. C'était un peu comme les boites aux lettres, une sorte de fente qui faisait que personne ne me voyait.
Bill était allonger, nu, sur la table en verre, son visage se déformait sous la douleur... Un autre homme, Jeff surement, était lui aussi nu, agenouillé devant l'intimité de mon ange... Un tube de lubrifiant reposait à coté de lui et il avait des objets sexuels de tailles disproportionné dans une valise qui reposait à coté de mon ange... Il était entrain de pénétrer en lui un gode d'une taille complètement folle... Il pénétrait Bill lentement, indifférent à ses cris, à ses supplications... Ce connard prenait son pied, ignorant complètement le sang qui se rependait par terre, aux larmes de Bill, à ses cris de douleurs... Ce mec était sans c½ur... J'avais une main plaqué contre ma bouche et des larmes roulaient sur mes joues... Au bout de nombreux passages, il posait les deux mêmes questions à Bill qui, dans ses larmes, l'envoyait baladé... A chaque fois, Jeff souriait puis changer d'objets... Toujours plus grands... A chaque fois Bill le suppliait, à chaque Jeff lui sortait la même phrase :


- Alors, répond à mes questions.

Jeff recouvrait ses objets de lubrifiants pour recommencer en faisant couler encore un peu plus de sang... En faisait couler un peu de larmes chez Bill et chez moi... Il violait ma moitié... Il violait mon ange, mon jumeau... Je luttais pour ne pas descendre et lui arrachait ses tripes... Je repensais à la nuit de la veille, où j'avais fait l'amour à Bill... Et que son visage se noyait sous le plaisir...
Je ne pouvais plus regarder ce spectacle atroce surtout avec ses connards qui bandaient comme des chiens en voyant mon ange se faisaient violer mais qui n'intervenaient pas. Je m'écroulai contre le mur le plus loin de la trappe, en position f½tal puis je pleurais... encore et encore... En tremblant comme une feuille...
Je venais de me rendre compte de l'histoire... Tous ceux qui Bill m'avait dit sur eux étaient maintenant si vrai...
Je comprenais maintenant dans quelle merde on s'était foutu...

POV de Bill

Son machin en plastique reposait en moins... J'hurlais de douleur... J'hurlais de peur... Je pleurais alors que je me l'étais interdis... J'agonisais... Il le reprit, lui refit faire un aller/retour... Je n'en pouvais plus... C'était trop horrible... Je vomis... Crachant plus de sang qu'autre chose... Il me reposa les deux questions mais je tenais bon... Il accéléra la cadence, je n'en pouvais plus et c'est quand il jouissait une énième fois qu'il me le retira définitivement... Il se releva doucement... J'avais survécu à sa torture malgré la douleur, malgré le sang... J'essayais de ne pas sombrer dans le chaos... Je le vis décrocher mes liens.... Je n'avais même plus la force de me relever ou même de parler...

- Tu es incroyable Bill... Tu as résisté... Je vais te reposer une dernière les questions... Si tu ne me réponds pas, c'est moi qui s'occupe de ton cul...

Je lui fis un signe de négation en secouant légèrement ma tête de gauche à droite... Il hurla de colère et me fit tomber par terre dans un coup de poing, j'atterrissais dans mon propre sang... Je n'arrivais pas à lever... Il vint se mettre à califourchon sur moi et me souleva le bassin. J'hurlais de douleur... Il me mit, comme un pantin dirigé par son maitre, dans la position qui lui convenait puis il commença son supplice... J'hurlais mais rien n'y faisait, je voyais son sexe rentrait en moi et cette simple vue me donné la nausée... Il était couvert de mon sang, je n'étais pas mieux. Il faisait durer la chose puis une dizaine de minutes plus tard, il jouissait une ultime fois en moi...
Il se releva, m'abandonnant au sol... Il me cracha dessus me reposa une dernière fois les questions... Puis il dit haut et fort :


- Bien Bill, très bien, t'aurais pu faire acteur porno tellement tu résiste à la douleur... Tom ? Mon cher Tom... Si tu es dans cette maison, sache que je te félicite de ne pas avoir céder... Mais bientôt, on vous retrouvera et la douleur sera partager... Oh oui... Nous allons partir d'ici, mes hommes et moi, on vous laisse deux heures pour décamper à cause de ce foutue code mais après, la chasse reprend et Bill, la prochaine fois, il n'y aura pas que ton cul qui va y passer...

Et ils partirent... J'étais toujours en larmes, dans mon sang et je suppliais Tom de les croire... C'était vrai, le code exige bien ceci : laisser deux heures de répits après une mise à l'épreuve... Je commençais doucement à sombrer quand je vis Tom se ruer vers moi... Il était pâle et en larmes...Il n'était pas étonné de me voir comme ça, je lui avais pourtant dit de ne pas ouvrir cette trappe. Il s'agenouilla à coté de moi, indifférent à tout ce sang qui se rependait sur ses vêtements... Il me prit dans ses bras, me couvrant de baiser... Il sanglotait.

- Bill... Oh Bill... Je suis désolé... J'aurais du venir t'aider...

Je puisai les dernières énergies pour un petit dialogue...

- Non...Non, tu...aie...tu as fais ce que je t'ai dis... Mer...merci...
- Ils ne te toucheront plus... Plus jamais P'tit Prince...
- Tomi...Dis-moi une...une ville... où tu rêves d'aller...


Je vis de la surprise dans son regard...

- Pou...pourquoi ?
- Ré...répond...
- Euh... J'ai... j'ai toujours rêvé d'aller...au... au Japon...
- Fait tes valises... De...Demain on part...
- Qu...Quoi... Non, je t'emmene à l'hôpital...
- Non...


Je sombrais dans un sommeil paisible... Pour l'instant...


0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o0o
Bonjour les gens !
Sa va ? Vos vacances ? Le boulot ? Les amis ? Les amours ?
D
îtes moi tous !
V
ous pouvez être étonné de la longueur de ce chapitre ! Mais je ne pouvais pas faire plus court ! J'étais totalement dans l'histoire ! Une bombe aurait pu exploser à coté de moi, je n'aurais même pas remarqué.
J'aime beaucoup ce chapitre même si il n'est pas vraiment très joyeux...
Il va déclencher toute la fin de l'histoire...
Je sais que vous pourriez penser que Tom est sans c½ur mais lui, il est aussi torturé que Bill sauf qu'il a promis et qu'il sait que sa sera bénéfique pour eux.
T
om c'est rendu compte de la situation qui lui était vague avant...
M
ais c'est à vous de juger...
Sinon je viens de passer une soirée et une journée de pure folie... D'abord le concert de ETHS avec ma Léa <3 avec les pogos de malade, les bombes sexuelles et les vieux métalleux avec leurs technique de drague pourri.
Les têtes de Zombie à la sortie ! Parfait pour Halloween !
E
nsuite je pars chez Salomé pour une nuit de folie avec des potes et la journée d'après c'est plus « lendemain de soirée » avec les nouilles chinoises, les fous rires, les enfermements sur le balcon etc...

Ki
ss mes petites chéries, déso pour l'attente mais je voulais m'appliquer sur ce chapitre.

Ni
na.

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# Posté le lundi 27 octobre 2008 18:21

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 11:21

Chapitre 15

Chapitre 15
La nuit après le cauchemar se passa calmement, trop calmement... Bill c'était incliner devant la douleur et avait perdus connaissance... Il avait l'air tellement serein, on aurait pu le confondre avec un ange ou un enfant s'il n'était pas nu et s'il ne marinait pas dans son propre sang qui imbibait son corps et mes vêtements... Ses poignées étaient endolories à cause des liens qui l'avaient retenu à cette table... Je pleurais encore et encore puis je me sentais ridicule, idiot de pleurer alors qu'il avait fait ça pour moi. Il aurait pu me balancer mais il a résisté malgré la pression... Malgré la torture... Malgré le viol... Bill venait de se faire violer devant mes yeux et je n'avais rien fait... Je voulais me rendre utile... Je voulais faire semblant d'être fort mais dans ma tête, j'étais tombé pour ne jamais me relever... Mon c½ur c'était déchirer en même temps que les hurlements de Bill. Je comprenais enfin pourquoi Bill était si inquiet. Il faisait ça pour moi, rien que pour moi... Dire qu'il devait me tuer mais il a préférer me défendre... Ma main caressait son doux visage où les traces de maquillages et de larmes s'entremêlaient. J'embrassais ses lèvres, ses joues... Je ne pouvais pas le laisser nu comme ça. Je partis à contrec½ur de la grande salle et en revint avec un grand drap blanc... J'emmitouflais Bill dedans, le sang tachait déjà le drap et tout ce sang me donnait la nausée, ce sang qui coulait pour moi... Je récupérais l'argent que Bill et moi avions ramassé et rassembla le tout dans la salle à manger. Le manoir était plongé dans un silence presque apaisant après les cris, le bruit des armes... J'étais choquer, horrifier... Bill vivait dans ce monde : un monde où on ne pouvait pas faire confiance à son propre tuteur, où la luxure était le fruit de leur crime, où les manipulations et l'argent se contaient en millions. Il y avait une arme qui trainait par terre, je la pris et vérifia qu'elle était opérationnel. C'était la première fois que je tenais une arme dans mes mains et l'avoir sur moi me donnait un étrange sentiment de sécurité comme si ce simple revolver pourrait nous sauver... Je le glissais dans la poche arrière de mon baggys, mieux faut être armé dans ce monde si étrange où la luxure et la tuerie se mélangeaient dans un cocktail bien relevé. Je pris l'argent sur mes épaules et pris le corps de Bill avec autant de soit qu'une poupée de verre. Il gémit dans son sommeil, un gémissement de douleur qui me fendait un peu plus le c½ur... Sa tête percuta ma poitrine. Je regardais une dernière fois ce sinistre manoir puis partit... Je rejoignais au pas de course notre voiture même en ayant conscience de ce code d'honneur, je n'étais pas rassurer mais alors pas du tout...
Ce passage de l'histoire a été marqué au fer rouge dans mon c½ur comme dans mon âme... Le Tom d'avant c'était littéralement transformer, choquer à jamais par des histoires qu'il n'aurait même pas imaginé dans ces pires cauchemars... Oui, il y a trois mois même pas, Tom était un ado, presque adulte mais pas tout à fait qui vivait normalement, qui vivait dans cette routine si commune aux adolescents... Je ne pouvais m'empêcher de repenser à cette période, là où je pensais encore que le bonheur s'achetait gratuitement... Mon regard qui devenait brouillé se baissa sur le doux ange qui sommeillait dans mes bras... C'était ça le bonheur pour moi. Cet homme qui avait réussie à faire chavirer mon c½ur au premier regard et qui m'avait entrainé dans un monde impossible d'accès... J'avais retrouvé un frère, j'avais trouvé un amant... J'arrivais dans la voiture et baissais les sièges pour faire une sorte de matelas à Bill, il fallait que je l'allonge. Et quand mes opérations furent terminées, je me posais à coté de son corps et sanglotais le serrant contre ma poitrine... Penser à le perdre était une pensée si douloureuse que j'en pleurais rien qu'en y pensant... Je le couvrais de baiser, de mots tendres, de caresses bourrer d'amour et c'est dans un sanglot mêlé de joie et de soulagement que je vis Bill bouger. Ses paupières bougèrent puis il ouvra les yeux difficilement... Ses yeux n'avaient jamais été aussi beau mais je vis une flamme de douleur allumé son regard que je compris qu'il souffrait énormément...


- J'ai mal Tom...
- Je sais Bill, je sais... T'inquiète pas, je suis là...
- Tom...
- Oh j'ai tellement eu peur...
- Ne t'inquiète pas...
- On va aller à l'hôpital.


Bill resserra la pression qu'il exerçait sur mon bras...

- Non, pas l'hôpital...
- Si, tu ne peux pas continuer dans cet état...


Il planta son regard dans le mien essayant de cacher la douleur qui l'animait.

- Non, Tom... On ne va pas aller à l'hôpital, on va prendre des vacances... J'ai déjà les billets Tom...

Je ne pouvais pas me résigner à le laisser dans cet état et c'est avec de nombreuses paroles que Bill réussit à me convaincre de faire route vers l'aéroport... Je me garais à proximité de l'aéroport puis, après avoir changé la plaque de la voiture, je décidais de soigner Bill qui c'était endormis encore trop faible sous le point de la douleur. Je pris un peu plus d'une heure à rendre ses plaies propres... Je bandais les parties sanglantes, désinfectaient les plaies, mettaient de la pommade sur ses hématomes et c'est avec un soin minutieux que j'enlevais le drap imbibait de sang qui recouvraient les parties génitales de Bill. J'avais pris quelques cours de secourisme au lycée, pas de quoi devenir un grand médecin mais je reconnus vite les caractéristiques d'une déchirure et je devais recoudre, faute d'avoir un vrai médecin sinon les désastres seraient catastrophique. Je possédais d'une trousse de secours assez généreuse et je n'eus aucun mal à trouver des anesthésiants, du fils et une aiguille. Pour vous, cela parait surement grotesque, immoral et gênant mais je ne vois en quoi c'est immoral de soigner quelqu'un de blesser... Je commençais à coudre comme on me l'avait appris, mes cours autrefois oublié me revenaient en tête. Bill ne se réveilla même pas. J'avais refermé la plaie et le sang ne s'écoulait plus abandonnement. Bill avait perdus beaucoup de sang, ce qui rendait ses lèvres légèrement violacées et son teint blanc. Je pris un de mes baggys et lui enfila difficilement, je ne pouvais pas lui mettre un de ces nombreux pantalon cigarette et je ne voulais prendre aucun risque. J'embrassais doucement son front et le laissa tranquillement dormir... Rêvait-il de moi ? Rêvait-il de nous ? Croyait-il encore à ce cauchemar ? N'avait-il pas perdu espoir ?
Je veillais sur lui toute la nuit. Ayant trop peur de m'endormir de le laisser seul. Bill ouvrit les yeux quand le soleil se réveillait à peine...


- Tom...

Je lui souriais d'un sourire rassurant. Il se redressa difficilement, en ravalant sa douleur et il se blottit dans mes bras comme un chaton. Je le sentais sangloter sur mon épaule : de douleur peut-être mais il y avait autre chose... Du remord...

- Je suis désolé de t'avoir fait subir ce triste spectacle... Pardonne-moi Tomi...

Je caressais doucement ses cheveux, laissant trainer mes lèvres sur les siennes...

- S'il y a bien quelqu'un qui doit se sentir coupable dans l'histoire c'est moi...
- Ne dit pas de connerie... On va aller en vacance, Tomi... Dix jours au Japon rien que nous deux...
- Mais on n'a pas de billet, nos affaires et...


Bill posait un doit sur mes lèvres. Ses yeux trahissaient encore une douleur présente mais il allait mieux... C'était le principal...

- Quelqu'un nous attend à un endroit avec toutes nos affaires et les billets, elle prendra la voiture et on rejoindra l'aéroport dans une autre voiture que quelqu'un récupérera...

Il n'avait même pas eu le temps de se rétablir un minimum que Bill était déjà repartis... On resta une quinzaine de minutes a se câliner puis on reprit la route... Bill était toujours coucher mais il me guida vers le lieu de rendez-vous. En effet, deux personnes nous attendait. Deux filles pour être plus précis... Des filles aussi artificielles que vulgaire... Je sortis de la voiture et vint à leur rencontre.

- Tom Kaulitz ?
- En personne.


Celle qui me parlait me lançait des regards provoquant mais je savais que ces filles étaient payer pour attirer l'attention plus sur elle que pour leur but... Leur métier était de faire perdre la tête aux mecs qu'elles croisaient pour les éloigner de leur objectif final...

- Votre voiture est juste là, mon amie prendra la votre. Toutes vos affaires sont emballées ici. Vous ne serez pas contrôlé par la douane allemande et japonaise. Je vous déposerais dans un petit salon, vous ne passerez pas par l'aérogare. Nous enregistreront vos bagages et votre voiture sera détruite.

J'acquises puis je pris l'argent qui était entassé dans un énorme sac de sport, le déposa dans la voiture de la fille. J'ouvris les portières et informa Bill. Il donna son accord et esseya de ce trainer vers une des sorties. Il essaya de se tenir debout mais il poussa un cri de douleur et je le rattrapai de justesse pour qu'il ne tombe par terre et le prit dans mes bras. Je m'engouffrai donc, avec Bill dans mes bras, dans la voiture. La jeune fille qui conduisait nous regardait bizarrement mais ne dit rien de tout le trajet.
Au bout d'une dizaine de minutes de route, elle a arrêta la voiture.


- C'est ici.

Elle nous sortit nos valises pendant que Bill se tenait à moi pour marcher, ravalant ses larmes de douleur. Je voulais le porter mais il refusât cette requête fermement. On remercia la fille qui partit après nous avoir indiqué notre chemin. On suivi un long couloir hyper luxueux qui ne ressemblait en aucun à ceux moche et gris des aéroports. On déboucha dans un salon de grande taille. Nos pieds s'enfonssaient dans une épaisse moquette et quelques hommes de fortune était là, nous regardant bizarrement. On avait atterris dans la salle d'attente des classes VIP... Je n'en croyais pas mes yeux, moi, habitué aux classes éco. Une sorte de buffet était installé pour le petit-déjeuner. Je posais Bill sur un des nombreux canapés en cuir qui meublait la pièce puis je partis chercher à manger pour Bill et une tasse de café pour moi. Je pris le gâteau le plus sucré que je trouvais. Bill n'avait pas mangé depuis hier matin et il avait perdus beaucoup de sang et même si il paressait mieux, son teint était toujours de la couleur de la neige.

- Tiens mange, tu dois reprendre des forces.

Je lui tendis l'énorme muffin au chocolat que j'avais trouvé et il mordit dedans, l'engloutissant presque. Je me servis un café et mangea avec appétit un croissant. On attendit une trentaine de minutes puis une hôtesse nous indiqua qu'on allait embarquer d'ici peu et qu'on devait rejoindre l'avion au plus vite. Je passais un bras autour des épaules de Bill et on suivit l'hôtesse, un peu à la traine...
L'avion était de grande taille et une charmante hôtesse asiatique nous accueilli avec l'odeur du désinfectant pour avion.


- Bonjour !

Elle nous conduisit dans un endroit si luxueux que je peinais à croire qu'on était dans un avion. On monta au deuxième étage et je dus prendre Bill dans mes bras et ce fut le choc : c'était une pièce très spacieuse pour un avion, sectionné grâce à des plaques de verres en compartiment. Dans chaque compartiment se trouvait un ou deux fauteuils côte à côte qui se transformaient en lit, un très grand écran et une sorte de petite bureau. J'étais littéralement sidéré...

- Voilà jeunes hommes, bienvenue à bord ! Le bar se trouve au fond de la pièce, les pièces de conférence ici. Si vous avez quoi que se soit, appuyer sur le bouton là. Une de mes collègues viendra vous donner des oreillers et des rafraichissements. Bon voyage !

Elle nous sourit puis s'éclipsa.

- C'est complètement dingue !

Bill ne put s'empêcher de glousser, il ne m'avait jamais parlé de ça ! Il se laissa tomber sur un siège et appuya sur un bouton d'un geste automatique. Le fauteuil glissa doucement pour atterrir à l'horizontal. Bill se mit sur le ventre et souffla de plaisir.

- Hum...

Il avait l'air habitué à ces endroits... On entendait les gens rentraient dans l'appareil sous nos pieds. Une hôtesse toqua à la porte de notre compartiment. Bill ne se leva même pas quand elle nous tendit deux coupes de champagnes. Elle nous sourit avec un sourire faux et partit.

- Pauvre meuf... Je la plains. Elle se fait toujours draguer par des vieux hommes d'affaires tout moches.

Je rigolai puis Bill se releva quasiment habituer à la douleur qui l'habitait. Il leva son verre et noya son regard dans le miens... J'aurais pu en fondre sur place.

- A nos vacances !
- A nos vacances !


Je m'approchais et Tchin ! On buvait une gorgée simultanément, nos regards ne c'étaient toujours pas quitter. Je montais sur son fauteuil, me retrouvant face à lui, à genoux. Je capturais ses lèvres pour un doux baiser. Ses mains passèrent dans mes dreads pendant que moi je caressais son cou, son visage... Quand nos lèvres se séparèrent, je pris entre mes mains sont visages si parfait. On se touchait presque et je pouvais sentir son souffle sur ma bouche.

- Je veux que tu saches que hier soir, j'ai vraiment eu peur, pour la première fois de ma vie... J'ai eu peur pour toi. Sache que maintenant je ne lâcherais plus compris ? On se bat à deux, on coule à deux... Car hier soir, quand je t'entendais pleurer j'ai eu tellement mal...Je ne veux plus qu'on te touche... Personne ne te touchera...

Il était au bord des larmes et il fit disparaître les quelques millimètres qui séparaient nos deux bouches... Qu'on était bien tous les deux mais malheureusement la voix métallique du commandant de bord retentit dans tous l'avion. Il nous expliqua les consignes de sécurité habituelle puis l'avion bougea. Bill releva à contre c½ur son siège et attacha sa ceinture, je fis de même... Quand je sentis l'avion avancer, je ne pus m'empêcher de sursauter.

- Sa va ?
- Oui, oui, t'inquiète...


Bill me regarda bizarrement, haussa les épaules puis replongea dans sa contemplation du dehors mais quand le pilote annonça le décollage, je ne pus m'empêcher de me saisir de sa main et de la broyer dans la mienne. Bill me regarda étonné et je dis d'une toute petite voix...

- J'ai peur de l'avion...

Bill me regarda avant de rire. Je me renfrognais dans mon fauteuil, vexé... Ce n'est pas de ma faute... Quand Bill vit qu'il avait fait une boulette, il ravala ses rires et se blottit contre moi.

- Désolé de rigoler mais sa m'a surpris...
- Mouais... Vite fais... Tu fais quoi pour te faire pardonner ?
- Sa ?


Il posa ses mains sur mon entre-jambe. Je m'étouffais à moitié...

- Ok, ok, t'es pardonné...

Nan mais il est fout ce type de m'exciter dans l'avion ! En plus, ce n'est pas comme si il ne savait pas que je décollais au quart de tours... Il me fit sa petite moue angélique puis resserra un peu plus notre étreinte... L'avion prit de la vitesse sur la piste et je retins mon souffle quand les roues quittèrent la piste... Bill me caressait la main à l'aide son pouce dans un geste apaisant et c'est dans un immense soupir de soulagement que les voyants de lumières s'éteignirent... Bill sauta sur l'occasion et remit son siège à l'horizontal.

- Bobo...

Je souris devant sa petite bouille enfantine.

- Et c'est Tom qui les a soigner tes bobos...
- C'est vrai ?!
- Nan, j'allais te laisser là sans te soigner...


Je fus assez vexé quand je vis qu'il n'avait pas remarquer mes soins...

- Merci Tom...
- Le plaisir est pour moi...
- Mais t'avais du matériel ?
- Oui, j'avais une trousse de secours, je me suis essayais à la couture...


Bill rougit en me remerciant encore une fois.

- C'est pour ça que je n'avais plus aussi mal en me réveillant...

Les deux premières heures se passèrent dans le calme. On regardait des films, on rigolait, on se chamaillait pire que des gamins... On regardait des dessins animé en mangeant des sucreries... On rigolait à gorge déployé et c'est presque avec regrets qu'on se sépara quand l'hôtesse vient nous donner les menus pour l'heure du déjeuner.

- Et en plus il y a un menu ?
- Bah ouais... Tu croyais quoi ?


Je repensais un moment au sandwich de la classe éco que j'avais à moitié dégueulé dans les chiottes de l'avions à cause des turbulences et surtout de son gout... douteux. On se commanda avec Bill, un grand plat de sushis. Autant rester dans le contexte ! Une quinzaine de minutes plus tard, un énorme plat de sushis arriva. On l'installa à cheval entre nos deux lits puis notre dégustation commença. Et c'était avec un romantique presque bateau que je pris un sushi avec mes baguettes pour le glisser dans la bouche de Bill qui poussa comme un gamin. « Encore ! » réussit-il à articuler. On joua à ce petit jeu pendant un petit moment quand on s'endormit, le plateau au trois quart finis...
Et je pus même apercevoir le sourire de l'hôtesse quand elle voulut débarrasser notre repas et qu'elle nous découvrait peloté l'un contre l'autre...

Les vacances...


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B
onjour les gens ! ^^
S
a va dans vos petites vies ?
Moi sa va, sa va, contente que le trimestre soit fini !
L
es profs nous mettaient DS sur DS donc avec ça, même plus le temps d'écrire !
Alors pour ne rien vous cachez, j'aime beaucoup ce chapitre même si il ne s'y passe pas grand-chose...
Le calme après la tempête comme on dit mais je le trouve très complet par rapport aux autres.
Voilà donc nos petits chéris sont au Japon... Grr... Venard...
Donc voilà, pour les petites news puis j'ai commencé à déchiffrer Muse Hystéria à la guitare et je galère...
Mes doigts me brulent c'est horrible !
Je voudrais vous dire merci de tout vos avis sur l'ancien chapitre, sa ma fait extrêmement plaisir et je voulais vraiment répondre à tous le monde mais avec ce foutue manque de temps sa m'a été impossible...
Encore merci ^^
K
iss, je vous aime de tout mon petit c½ur
N
ina.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 18:34

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 11:17