Cela faisait maintenant trois semaines que je n'ai pas eues de clients. Ce n'est pas pour me déplaire si je peux me permettre. J'ai eu le temps de rattraper mon retard avec les cours. Jeff n'est quasiment pas là. Il était toujours en voyage car il est « homme d'affaires » mais pas pour vendre des gadgets, oh non ! J'étais ma chambre quand j'entendis la porte d'entrée claquée et Jeff cria mon prénom. Je descendis. Las.
- Salut.
- Bonjour, Bill, j'ai une mission très importe pour toi.
Et c'est reparti...
- Je t'écoute.
- J'ai eu un client très important pour toi, l'ambassadeur d'un pays extrêmement connu....
- Lequel ?
- Je ne peux pas te le dire, bref, il te paie 260 000 euros.
- Quoi ?! Mais c'est énorme ! Je dois tuer un terroriste ou quoi ?!
- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas un terroriste rigola Jeff. Mais cela va être quand même très compliquer pour toi mais sa va aussi me permettre de te tester un peu.
- Je t'écoute.
- Cet ambassadeur avait une fille, Judith. Elle avait environs le même âge que toi. Elle était folle amoureuse d'un garçon mais ce garçon la baiser puis la laisser tomber.Elle était tellement désespérée qu'elle s'est sucider quelques jours après. Notre client te demande de tuer le garçon.
- Mais pourquoi tu me fait tout un sketch que cette mission sera difficile ?
- Ton client s'appelle Tom Trumper et il a ton âge.
Je m'étouffai avec la gorgée d'eau que je venais de prendre. Il est malade ou quoi ?! Même pour une somme d'argent comme celle-ci, je ne tuerai pas pour une chose aussi idiote et encore moins un garçon de mon âge. Peut-être que je ne suis pas sans pitié mais je suis quand même réaliste et puis cette personne porte le même prénom que mon jumeau et le nom de famille me dit vaguement quelques choses... Peut-être une autre victime.
- Je refuse.
- Notre client le savait mon chère et il m'a demandé de te rappeler notre petite phrase...
- « Le chasseur qui ne tuera pas sa proie deviendra lui-même une proie pour les autres chasseurs » le coupais-je.
- Et il a dit qu'il veut ce garçon mort dans un mois maximum.
- Et bah, il a que le tuer tout seul car moi, je refuse.
J'allais partir dans ma chambre quand Jeff me rattrapa par le bras et me força à lui faire face.
- Bill, réfléchis deux minutes. Tu te rends compte de l'argent qu'il nous donne ?! Tu as eu des victimes beaucoup plus dures à tuer... Tu as dû te frotter à des types qui faisaient trois fois ton poids, qui étaient prévenus et armés et toi tu me fais une crise pour un petit morveux ?
- La différence entre toi et moi c'est que moi, j'ai un minimum de sentiments.
- De quoi tu me parles ?! Et puis de toute façon, tu n'as pas le choix. Soit c'est lui qui crève soit toi. C'est au choix, mais ne pensent pas que je viendrais à ton enterrement !
Je le fusillai du regard. Ses yeux étaient haineux mais au bout de quelques secondes, il se radoucit.
- Tu vas faire un stage de trois semaines dans l'école d'art de ce garçon qui fait aussi un stage de trois semaines. Tu n'auras même pas besoin de changer d'identité. Si tu aimes les cours, tu le tueras à la fin et si sa t'emmerde au début ou quand tu voudras d'ailleurs.
- Une école d'art ? Mais c'est quoi ce délire ?
- Voilà une nouvelle expérience pour toi et comme ça sa me permettra de voir comment tu réagis entouré de gens jeunes de ton âge.
Je lui lançai un regard de dégoût profond. Je me dégoûte moi-même. J'allais tuer un mec de mon âge.
- Tu pars demain en train. L'école se trouve à Berlin. Va faire tes valises.
Je montai dans ma chambre en grommelant. Je mis la musique à fond. Je cherchai une valise au-dessus de mon placard et commençai à la remplir sans grande motivation. Une fois ma valise bouclait, je descendais manger un bout et Jeff avait encore déserté la maison mais je trouvai deux billets de train sur la table à manger. Un pour l'aller et un pour le retour. Je soupirai. Cette mission ne m'enchantait pas mais alors pas du tout... Une école d'art ? Et puis quoi encore ? Mais une partie de moi ne pouvais pas s'empêcher d'espère qu'il y aurait un stage de chant... J'ai toujours rêvé de chanter. Je montai dans ma chambre et allai me coucher, en appréhendant demain.
Mon réveil me tira de mon sommeil de plomb. Je grognai et repensai à la journée qui m'attendait. Je n'avais qu'une envie, c'est de me rendormir, mais je luttai contre cette envie et je partis me préparer. Je descendis difficilement mes deux valises pleines à craquer.Les fringues, le maquillage, les vernis à ongles, sa fait beaucoup ! Jeff n'était même pas là alors qu'il n'allait pas me revoir avant longtemps. Je pris un croissant frais et me dirigeai vers la porte. Une photo y était placardée. Celle d'un garçon de mon âge. Sur la photo, il portait un baggy six fois trop grand pour lui et un tee-shirt blanc. On aurait pu en mettre cinq comme lui dans ce tee-shirt. Une casquette blanche était vissée sur sa tête avec un bandana en dessus. Sur quelqu'un d'autres, j'aurais trouvé ce style ridicule, mais sa lui allait plutôt bien. Des dreadlocks tombaient sur ses épaules bien qu'elles soient attachées. Il avait un perçing sur le coin de sa lèvre. Je n'arrivais pas à distinguer correctement ses traits et je voyais une guitare posait à côté de lui et une poignée de ses amis en deuxième plan qui rigolaient de bon coeur. Je souris tristement. Quel monstre je suis ?
Je m'allumai une cigarette et me dirigeai vers la gare à pied. Mon train partit avec quelques minutes de retard.Je regardais le paysage défilaient devant et je m'exaspérais t'entendre les jacassements d'une mamie et les pleurs d'un bébé que sa mère tentait vainement de calmer. Pourquoi elle a trimballé son gosse avec elle si elle savait qu'il allait hurler pendant tous le voyage ? me dit. Après quelques heures de trajet, une voix froide annonça la gare de Berlin. Je pris mes deux valises et me dirige à vers les taxis. Le chauffeur eut aucun mal à trouver l'école. J'arrivais donc devant une grille bleue foncé où attendaient déjà quelques élèves, eux aussi présent pour les stages de trois semaines. Je voyais défiler des guitares, des pinceaux, des costumes et tout plein d'autres choses. Je me mis dans un coin et attendis. Beaucoup de regard se posait sur moi. Quelques fois moquer, quelques fois intrigué, quelques fois admirateur. Je m'allumai une clope et tentai d'ignorer les nombreuses paires d'yeux qui étaient braqués sur moi.Je ne cherchai pas ma victime. J'en aurais tout le loisir dans l'enceinte de l'école. Une veille dame se montra enfin, après une vingtaine de minutes d'attente. Elle se disait directrice de l'école. Elle fit un discourt en nous expliquant les grandes lignes de nos stages comme dans les films américains. Car oui, pour moi, c'est une grande première. Je n'ai jamais vécu de rentrer ou quoi que ce soit de ce genre.
- Bien, comme vous devez le savoir, vous êtes ici pour prouver vos talents... Vous serrait donc divisé en trois grandes catégories : musique, théâtre et dessins.
Pour moi, le choix était fait comme pour les autres d'ailleurs. Elle parla encore quelques minutes de sa « merveilleuse » école puis elle ouvrit enfin le portail. L'école comportait quatre bâtiments de couleurs différentes. Celui qui abritait tous le bordel pour la musique était le bleu ciel. Le bâtiment jaune, à l'arrière, est l'internat. Je ne pus m'empêcher de reconnaître que cet endroit était magnifique. Les bâtiments étaient joliment placés dans l'énorme parc qui abritait une énorme forêt et des grands espaces verts... « Pour "nous inspirer" avait chantonné la directrice J'étais complètement émerveillé que j'en oubliais presque pourquoi j'étais là. On devait d'abord s'inscrire à notre stage. Je rentrai dans le « bâtiment de la musique » et m'inscrivis dans le stage que je voulais : chant, composition et paroles ». On me donna les clés de qui aller me servir de chambre durant trois semaines.Je montai mes valises, car évidemment, il n'y avait pas d'ascenseur. Je trouvai facilement ma chambre et poussa la porte avec mon pied. C'était une chambre typique d'étudiant. Ni trop petit, ni trop grand. Une petite cuisinière et un frigo dans un coin, une petite salle de bain avec une douche, un lit une place, une grande armoire avec des portes en miroirs et pour finir, un petit salon-cuisine avec un canapé qui avait l'air confortable et une petite table basse en bois. C'était vraiment une chambre douillette et je l'adorais au premier regard. Je décidai de planquer mon matériel sous mon matelas, pour être sur d'être tranquille. Je pris une douche pour me détendre et me remettre mes esprits au clair. Depuis que j'ai pénétré dans cette école, j'ai tendance à oublier que je ne suis pas là pour mon propre désir même si je réalise mon rêve de gamin : chanter. Je dois tuer Tom Trumper avec un délais de trois semaines. D'abord, il faut que je le trouve ce Tom et puis je ne veux pas le tuer, c'est tellement idiot de lui retirer la vie pour si peu... Mais malheuresement, je connais la règle : soit lui, soit moi, mais un des deux mourra.J'éteignis l'eau et refit ma toilette. Je fus déranger par un coup à ma porte. J'avais oublié ce détail qui avait quand même son importance : je suis dans une école donc avec des gens. Cela me fit un choc. C'était la première fois de ma vie que j'allais être entouré de monde. J'ai toujours vécu seul, sans ami, sans personne à qui me confier et là, du jour au lendemain, je me retrouve entouré de gens de mon âge qui eux avaient des amis, faisaient la fête avaient d'autres rêves que l'argent. Je ne mettais pas rendu compte de la situation mais maintenant, je comprends la difficulté de cette mission : ne pas m'attacher avec des gens mais être obligé de vivre avec eux en permanence. Jeff m'avait coupé du monde et maintenant, il m'envoie dans le lieu où il m'a lui-même enlevé. Je sortis de mes pensées quand un deuxième coup, ce fit entendre. Je me précipitai vers la porte et l'ouvris. Un jeune homme d'environs une vingtaine d'années était devant moi.
- Salut, je m'appelle Georg ! Désolé de te déranger mais on m'a dit qu'il y avait un chanteur qui habite ici donc je suis venu voir.
- Pas de problème, moi c'est Bill. Viens, entre.
Il me passa devant et je refermai la porte sur ses talons. Je ne dois pas m'attacher, je ne dois pas m'attacher voilà ce que je me répétais sans cesse pourtant ce brun aux cheveux long et lisse avait l'air sympa... Mon invité s'asseyait sur le canapé.
- Alors, pourquoi est-tu venus me parler ?
- Je voulais te faire une proposition. Pour la fin du stage, on doit avoir cinq chansons à présenter chacun.
- Alors pourquoi t'es venu me voir ?
Je m'insultais intérieurement. Il avait l'air si gentil, mais je ne devais pas m'attacher. Il me regarda avec un regard interrogateur puis il continua, à ma plus grandes surprise.
- Non pas tout à fait seul... On doit être en groupe de quatre ou cinq personnes. Je suis bassiste, mon ami Gustav est batteur, et Tom est notre guitariste.
- C'est quoi le nom de famille de Tom ?
- Trumper pourquoi ?
- Pour savoir car j'ai un ami qui s'appelle Tom donc... mentis-je.
- T'inquiète, je comprends ^^
Pour est-il si gentil avec moi ? Pour il ne me deteste pas ? Je suis un monstre pourtant...
- De toute façon, je te l'envoie dans la soirée car il doit y avoir une chanson acoustique dans la session donc vous réglerez ça ensemble. Donc tu es d'accord de devenir notre chanteur ?
- Mais pour les cours ? On ne peut pas les sécher !
Le prénommé Georg rigola.
- Je te rappelle que l'après-midi on n'a pas cours justement pour travailler sur nos morceaux. Alors tu es d'accord ?
Alors que je récapitule : ce Georg me proposer de devenir chanteur de son groupe, le guitariste est celui que je dois tuer avant trois semaines et je vais avoir un entretien avec ma victime sans la tuer directement... Décidemment, il n'y a que des premières fois aujourd'hui !
- J'comprends si tu ne veux pas, tu sais on...
- J'accepte !
Il me sourit en signe de remerciement et commença à m'expliquer les projets du « groupe ». Moi, je devais trouver des textes et des mélodies. J'avais l'impression de jouer dans un film, d'être un acteur... Mon rôle en tant qu'acteur était musicien, je me souris intérieurement.Après une trentaine de minutes passaient en la compagnie de Georg, il s'éclipsa et me dit qu'il allait m'envoyer Tom tout de suite. Je le saluai et souffla un bon coup... Comprenez- moi ! Tout est si nouveau pour moi ! J'étais tranquillement assis dans mon canapé quand on retoqua à ma porte. Je marchai lentement vers celle-ci. Quand je vis son visage pour la première fois, je sus tout de suite que je n'arriverai pas à le tuer...
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Coucou !
Alors je suis un peu dessus par ce chapitre...
Sa va trop vite !
Mais impossible de ralentir le rhytme donc j'ai laissé comme ça.
Et vous, vous en pensez quoi ?
Kiss
Nina.